Le plan de trois patrons belges pour redresser leur pays

© YORICK JANSENS / Belga / AFP
  • Copié
, modifié à
Lassés de voir l’image de marque de la Belgique ternie, ils proposent un plan pour remettre le pays à flots.

"Ce pays ne fonctionne plus. Redessinons-le". Dans plusieurs interviews accordées à la presse belge, trois grands patrons appellent à établir un nouveau plan pour remettre la Belgique dans le droit chemin.

Un pays "qui laisse l’impression de ne plus fonctionner"

Bernard Delvaux, patron de la société d’aéronautique Sonaca, Johnny Thijs, ancien patron de La Poste, et Baudouin Meunier, patron des Cliniques universitaires UCL Mont-Godinne disent vouloir relancer un pays "qui laisse l’impression de ne plus fonctionner".

Les trois chefs d’entreprises pointent notamment du doigt "la complication et l’irrationalité de notre structure politique" pour expliquer le délitement de l’Etat, soulignent-ils dans le quotidien belge Le Soir. "La querelle sur le piétonnier et les tunnels, entre deux niveaux de pouvoir censés se coordonner, fait honte à notre pays", citent-ils pour exemple.

Energie, compétitivité, sécurité

Les trois patrons proposent donc une série de remèdes pour redresser le pays : un grand projet sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme, l’amélioration de la mobilité, une nouvelle stratégie énergétique, mais aussi l’amélioration de la compétitivité des entreprises belges, soumises à la concurrence internationale.

Quelques élus belges ont déjà réagi. La coprésidente du parti Ecolo, Zakia Khattabi,  appelle le Premier ministre "à prendre la main pour rassembler autour d’un projet mobilisateur". "Nous disons oui, trois fois oui à cet appel ! ", a-t-elle confié dans les colonnes du Soir

Un manque "manque de courage" de la part du gouvernement

Les trois hommes s’adressent avant tout au monde politique et aux dirigeants actuellement en poste. "Les pays étrangers nous renvoient cruellement l’image d’un pays qui va mal et où l’Etat ne fonctionne plus", écrivent-ils. L’ancien patron de la Poste, Johnny Thijs, s’en est même pris au Premier ministre belge dans les colonnes du Laatste Nieuws.

Il pointe un "manque de courage" de la part du gouvernement fédéral qui se préoccupe davantage de "son image de marque en vue des élections", que des citoyens.