Ce mercredi, Friedrich Merz a souligné l'importance de coupes d'envergure dans le futur budget de l'Union européenne, alors qu'un sommet à Bruxelles, où les Vingt-Sept doivent tenter de s'accorder sur ce dossier épineux, est prévu ce jeudi et ce vendredi.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a insisté mercredi sur la nécessité de coupes d'envergure dans le futur budget de l'Union européenne, à la veille d'un sommet à Bruxelles où les Vingt-Sept doivent tenter de s'accorder sur ce dossier épineux.
Dans le cadre des négociations sur le budget de l'UE pour la période 2028-2034, l'Allemagne fait partie du camp des pays dits "frugaux", aux côtés notamment des Pays-Bas, de la Suède ou de l'Autriche, à l'inverse de la France.
L'Irlande propose une réduction de 140 millions d'euros
"Les moyens dont nous disposons sont (...) limités", a souligné le chancelier conservateur devant les députés du Bundestag à Berlin. "Nous ne pourrons donc pas éviter de réduire encore la proposition actuelle dans tous les domaines".
"Les négociations entrent désormais dans une phase décisive et je suis fermement décidé à ce que nous les menions à bien avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.
L'Irlande, qui assure la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, a proposé la semaine dernière de réduire d'environ 140 milliards d'euros le futur cadre financier pluriannuel par rapport à la proposition initiale de Bruxelles.
Une proposition jugée insuffisante par Friedrich Merz. En désaccord avec Berlin, la France réclame, elle, des nouvelles "ressources propres substantielles", pour abonder le futur budget européen.
Les discussions portent sur le budget destiné à financer les priorités communes de l'UE, comme le renforcement de la compétitivité face à la Chine et aux États-Unis, la souveraineté technologique, la transition écologique ou les efforts de réarmement européen.
"Réduire la bureaucratie européenne"
Les dirigeants des institutions européennes voulaient arracher un accord avant Noël afin d'éviter un télescopage des négociations avec les nombreuses échéances électorales de 2027, notamment la présidentielle en France.
Devant les députés, Friedrich Merz a également appelé à "réduire la bureaucratie européenne" et "accélérer les procédures d'autorisation afin de stimuler les investissements dans toute l'Europe".
Alors que l'Union européenne cherche également à se prémunir contre ce qu'elle considère comme une concurrence déloyale de la Chine, le chancelier a assuré que le Vieux Continent ne "resterait pas les bras croisés", sans nommer explicitement le pays.
Avec le président français Emmanuel Macron, il a présenté une série de propositions qui seront discutées lors du Conseil européen, parmi lesquelles figure notamment "un nouvel instrument de défense commerciale".