La Russie "reste ouverte" à une rencontre Trump-Poutine

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Les relations entre les deux pays se sont refroidies avec l'empoisonnement de l'ex-espion Serguei Skripal (image d'archives).
Les relations entre les deux pays se sont refroidies avec l'empoisonnement de l'ex-espion Serguei Skripal (image d'archives). © JORGE SILVA / POOL
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"Cela dépend de la partie américaine mais la partie russe reste ouverte" à un sommet entre les deux pays, a déclaré le porte-parole du Kremlin. 

La Russie "reste ouverte" à une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, évoquée par les deux chefs d'Etat lors d'une conversation téléphonique la semaine dernière, a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"La partie russe reste ouverte". "Cela dépend de la partie américaine mais la partie russe reste ouverte" à un sommet Russie-USA, a-t-il déclaré aux journalistes, alors que Donald Trump a ordonné depuis l'expulsion de 60 diplomates russes des Etats-Unis, en réaction à l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal en Grande-Bretagne. Dmitri Peskov a ajouté, évoquant cette possible rencontre entre les deux présidents, ne pas savoir "si la partie américaine est prête à mettre en oeuvre ce qu'a dit Trump".

Donald Trump a appelé le 20 mars Vladimir Poutine pour le "féliciter" de sa réélection pour un quatrième mandat à la tête de la Russie. Au cours de la conversation, "une attention particulière a été portée à la question de la tenue d'une possible rencontre au plus haut niveau", avait indiqué le Kremlin dans un communiqué. Mais depuis cette conversation téléphonique, Donald Trump a validé lundi l'expulsion de 60 "espions" russes, la plus importante expulsion de diplomates russes en poste aux États-Unis, en réponse à l'empoisonnement à un agent innervant de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en Grande-Bretagne, pour lequel Londres accuse Moscou.

"Un campagne anti-russe". Interrogé pour savoir si Moscou était perturbé par ces expulsions, Dmitri Peskov a indiqué que "vingt ou trente pays, c'est seulement une partie de la communauté internationale". La Russie, qui nie toute responsabilité dans cet empoisonnement et dénonce "une provocation" et "une campagne antirusse", a annoncé préparer sa riposte. "Nous analysons avec attention la situation et les mesures (de représailles) seront appropriées. C'est une situation extraordinaire", a indiqué mercredi la porte-parole de la diplomatie russe à la presse, précisant que "les mesures concerneront chaque pays".