La Corée du Nord procède à des tirs de projectiles

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La Corée du Nord a procédé jeudi à des tirs de projectiles.
La Corée du Nord a procédé jeudi à des tirs de projectiles. © GREG BAKER / AFP
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Selon l'armée sud-coréenne, la Corée du Nord a procédé jeudi à des tirs de projectiles, qui n'ont pas été à ce stade identifiés.

La Corée du Nord a procédé jeudi à des tirs de projectiles, qui n'ont pas été à ce stade identifiés, a annoncé l'armée sud-coréenne dans un communiqué. "La Corée du Nord a tiré des projectiles non identifiés vers l'est" de Sino-ri, dans la province de Pyongang du Nord, a annoncé le chef d'état-major de l'armée sud-coréenne dans un communiqué. 

Ces tirs ont eu lieu quelques heures après l'arrivée à Séoul de Stephen Biegun, représentant spécial américain pour la Corée du Nord. L'émissaire doit rencontrer plusieurs responsables sud-coréens pour tenter de sortir de l'impasse sur le nucléaire. Ils interviennent aussi quelques jours après un exercice militaire nord-coréen au cours duquel plusieurs projectiles, dont un missile à courte portée d'après les experts, ont été tirés.

Pyongyang se refuse à parler de "missile"

Pyongyang s'est refusé à employer le terme de "missile", indiquant que l'exercice avait impliqué "plusieurs lance-roquettes à longue portée et armes tactiques guidées". Washington et Séoul n'ont pas utilisé davantage ce terme pour ne pas compromettre d'éventuelles avancées diplomatiques.

Lors du sommet historique avec le président américain Donald Trump en juin 2018 à Singapour, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'était engagé à "travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". Mais le scepticisme a grandi avec l'absence d'avancées concrètes et les deux dirigeants se sont quittés en février à Hanoï sur un désaccord. Kim Jong Un réclamait une levée des sanctions trop importante aux yeux de Donald Trump, en échange d'un début de dénucléarisation jugé trop timide. Parallèlement, Kim Jong Un a rencontré fin avril le président russe Vladimir Poutine à Vladivostok pour leur premier sommet, durant lequel il s'est plaint de la "mauvaise foi" des Américains dans la crise nucléaire.