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Irak : qui sont les six Français détenus à Bagdad et jugés pour terrorisme ?

Au total, 47 ressortissants français sont actuellement détenus à Bagdad. [SABAH ARAR / AFP FILES / AFP]

Ils risquent la peine de mort en Irak. Six Français, anciens membres présumés de Daesh, sont jugés à Bagdad après plusieurs années de détention en Syrie. Leurs avocats demandent leur rapatriement en France et dénoncent les conditions de ces procès.

Le procès de six djihadistes français s’est ouvert ce dimanche à Bagdad, en Irak. Ces anciens membres présumés de l’État islamique avaient été capturés en Syrie avec plusieurs dizaines d’autres ressortissants français, avant d’être transférés discrètement en Irak en 2025. Ils encourent aujourd’hui la peine de mort.

Leur audience a finalement été renvoyée au 5 octobre, laissant à la défense le temps d’examiner le dossier. Leurs avocats réclament leur rapatriement en France et dénoncent des procédures qu’ils jugent expéditives et ne permettant pas, selon eux, une véritable défense.

qui sont ces djihadistes français ?

Mais qui sont ces djihadistes français ? Parmi les 47 détenus à Bagdad figure Adrien Guihal, vétéran du djihad français, connu pour avoir revendiqué au nom de Daesh l’attentat de Nice en 2016, qui avait fait 86 morts.

À ses côtés, on retrouve Thomas Barnouin et Thomas Collange, deux djihadistes issus de la filière d'Artigat, du nom de ce petit village en Ariège où un vaste réseau terroriste s'était constitué. Au sein de l'État islamique, ils ont été combattants, logisticiens ou encore propagandistes.  

Tous avaient été arrêtés par les forces kurdes syriennes entre 2018 et 2019, au moment de la chute du "califat" de Daesh. Après plusieurs années de détention en Syrie, ils ont été transférés en Irak, où les autorités ont engagé des poursuites pour appartenance à l’organisation terroriste.

Au total, 47 ressortissants français sont actuellement détenus à Bagdad. Leurs avocats demandent leur retour en France, où ils pourraient être jugés, alors qu’en Irak, une condamnation pour des faits de terrorisme peut entraîner la peine capitale.