Les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise sont à la Maison Blanche pour un entretien sous haute tension avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio. L'objectif est de désamorcer cette crise autour du Groenland.
Une rencontre sous haute tension. Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio reçoivent ce 14 janvier à la Maison Blanche les chefs de la diplomatie danoise et groenlandaise.
Riche en minerais, ce territoire autonome du royaume du Danemark est convoité depuis des semaines par Donald Trump qui juge sa prise de contrôle vitale pour la sécurité des États-Unis.
L'Europe tente désormais de faire bloc pour opposer une résistance face aux velléités du président américain. Une réponse européenne se dessine. Le Danemark va renforcer sa présence militaire sur l'île arctique, la Suède va suivre en envoyant des soldats pour des exercices et la France s'implique directement.
La France va ouvrir un consulat au Groenland
Un consulat ouvrira au Groenland le 6 février. Un signal politique décidé après la visite sur place d'Emmanuel Macron l'été dernier. En Conseil des ministres, le chef de l'État a prévenu que si la souveraineté d'un pays européen et allié était touchée, "les conséquences en cascade seraient inédites".
"Les intentions de l'administration Trump sont sérieuses. Elles doivent désormais être prises très au sérieux. Nous ne devons absolument pas sous-estimer la parole du président américain", a mis en garde Sébastien Lecornu.
Même ligne à Bruxelles, Ursula von der Leyen assure que les habitants du Groenland peuvent compter sur l'Europe et en Allemagne. La relation transatlantique est en train de "se dissoudre", avertit le vice-chancelier allemand Lars Klingbeil.
Avec le cas du Groenland, certains pays européens commencent peut-être à comprendre qu'ils ne peuvent plus tout miser sur Washington pour leur sécurité.