Grande-Bretagne : la reine Elisabeth II abandonne la fourrure animale, "une victoire, un message très fort" pour la porte-parole de Peta France

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Dans son livre "le revers de la médaille : la Reine, l'habilleuse et l'armoire", Angela Kelly, l'habilleuse officielle de la Reine d'Angleterre, annonce qu'Elisabeth II renonce au port de la fourrure animale. Cela envoie "un message très fort", réagit sur Europe 1 la porte-parole de Peta France, Anissa Putois, qui se réjouit de cette décision.
INTERVIEW

"A partir de 2019, si Sa Majesté a des obligations par un temps particulièrement froid, nous n'utiliserons plus que de la fausse fourrure pour s'assurer qu'elle reste au chaud". Par ces quelques mots, tirés de son livre Le revers de la médaille : la reine, l'habilleuse et l'armoire, l'habilleuse officielle de la reine Angela Kelly annonce qu'Elisabeth II va abandonner la fourrure animale. "C'est un message très fort", estime sur Europe 1 Anissa Putois, porte-parole de Peta France, pour qui la fourrure "est réellement d'un autre temps". Cette démarche "suit celle d’une longue liste de marque qui ont pris des engagements similaires, au cours des deux dernières années", explique-t-elle.

Une "victoire"

Pour Anissa Putois, cette annonce résonne comme "une victoire", car la fourrure animale "est synonyme de souffrances atroces qui n'ont pas lieu d'être". "C'est un immense pas en avant vers la fin de l'exploitation des animaux, confinés à vie dans des petites cages insalubres et tués de façon violente, en étant gazés, électrocutés ou dépecés vif pour leur pelage", se réjouit la porte-parole de Peta France, qui salue aussi une décision écologique. "On sait que c'est moins néfaste pour l’environnement que la fourrure animale, traitée avec un cocktail de substance chimique", commente-t-elle. 

Malgré tout, cette décision ne concerne que les nouveaux vêtements de la Reine, qui continuera de porter ses anciennes tenues, comme sa cape de cérémonie en velours avec de l'hermine. "C'est tout de même un pas en avant", pour Anissa Putois, qui explique que cela permettra " de faire en sorte que davantage d'animaux ne seront pas tués pour ces tenues". Si l'élevage d'animaux pour leur fourrure est interdit de l'autre côté de la Manche depuis 2000, le Royaume-Uni continue d'importer et de vendre de la fourrure de différentes espèces comme le renard, le lapin ou le vison. Mais selon un sondage YouGov réalisé en 2018 pour Humane Society International, plus de deux tiers des Britanniques soutiennent l'interdiction de l'importation de fourrure au Royaume-Uni. 

Europe 1
Par Cédric Chasseur