Vu de l’étranger, Macron a-t-il réussi son G7 ? "Il a réussi à faire bouger les lignes", estime la correspondante de CNN à Paris

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Pour Melissa Bell, invitée mardi d'Europe 1, Emmanuel Macron a réussi son G7 en "faisant bouger les lignes sur plusieurs grands dossiers internationaux". 
INTERVIEW

Emmanuel Macron a-t-il réussi son pari ? Pour le premier G7 placé sous sa présidence, le président de la République s'est montré très actif dans les discussions entre les dirigeants des sept grandes puissances présentes à Biarritz, entre accord sur la taxation des géants du numérique, annonce d'une aide à l'Amazonie, et relance du dialogue au sujet du nucléaire iranien. Pour la correspondante de la chaîne américaine CNN à Paris, Melissa Bell, invitée mardi d'Europe 1, le chef de l'État "a réussi à faire bouger les lignes sur plusieurs grands dossiers internationaux". 

Alors que l'attitude de Donald Trump lors de ce sommet était redoutée, le président américain et son homologue français ont affiché leur unité lors de ces trois jours. "Dans un contexte où Emmanuel Macron avait voulu revoir à la baisse les attentes qu'on pouvait avoir en entrant dans le sommet, le fait qu'ils aient parlé de tous les sujets, mais aussi la possibilité d'une reprise des pourparlers entre le président américain et la Chine (...) montrent qu'avec des attentes plus basses que d'habitude, au bout du compte Emmanuel Macron a réussi à faire bouger les lignes sur plusieurs grands dossiers internationaux", explique Melissa Bell, citant notamment "quelques coups" du président français, comme l’invitation surprise du ministre iranien des Affaires étrangères.

"L'entente n'aurait pas pu être meilleure"

Peut-on pour autant parler du retour d'une bonne relation transatlantique, alors que les hommes ne cessent de souffler le chaud et le froid depuis le début de leur collaboration ?  "Ça avait l'air de fonctionner à peu près, toujours avec ce style du président américain qui semble basculer d'un coté entre certaines paroles et très vite à d'autres", note la correspondante de CNN, revenant sur l'exemple de l'Iran, sur lequel Donald Trump "n'était pas d'accord sur le fait que la France parle pour les Etats-Unis sur le dossier", avant d'accepter finalement l'invitation de Mohammad Javad Zarif. Ainsi, estime Melissa Bell, "l'entente n'aurait pas pu être meilleure".  

"Macron a réussi à faire bouger les lignes et a rappelé que le G7 a encore, même aujourd’hui dans un monde où beaucoup de leaders populistes veulent mettre en avant leurs intérêts nationaux, avait encore un sens et permettait au multilatéralisme de permettre des avancées relativement concrètes".