Emmanuel Macron : ce sommet du G7 a permis de faire "baisser la pression"

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Le président a dressé le bilan du sommet, lundi soir, en direct sur France 2. Selon lui, les échanges sur des sujets aussi variés que l'Iran, la Libye ou les feux en Amazonie n'ont certes pas changé le monde, mais gardent une utilité certaine.

La question revient souvent lors de ce genre de grand raout : à quoi servent les sommets diplomatiques, dont ne s'échappent généralement que des communiqués d'un redoutable tiédeur ? Interrogé sur le sujet par Anne-Sophie Lapix lundi soir, en direct lors du JT de France 2, Emmanuel Macron a répondu simplement : "On a fait baisser la pression."

Des avancées sur l'Iran...

"Les sommets, les G7 ne changent pas le monde", a poursuivi le président, conscient du procès en inutilité adressé à ce genre de rendez-vous diplomatique. "Le principe, c'est d'éviter le pire puis de construire le meilleur." Et selon lui, c'est exactement à cela qu'a servi le sommet de Biarritz. Dans la résolution de la crise autour du nucléaire iranien par exemple, "on a eu des discussions techniques et confidentielles pour voir quelles sont les conditions [d'une rencontre entre Washington et Téhéran] dans les prochaines semaines". Une avancée non négligeable, alors que les deux pays sont à couteaux tirés depuis des mois et la réintroduction de sanctions américaines à l'encontre de l'Iran.

Sur le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine aussi, Emmanuel Macron estime que des gages ont été obtenus. "Ce n'était pas le but du G7 [la Chine n'étant pas présente], mais des messages positifs sont venus des Chinois ce matin. Sur le commerce, on s'est mis d'accord, y compris avec les États-Unis, pour dire qu'on devait gérer les problèmes commerciaux en changeant l'organisation mondiale du commerce. C'est le travail de nos ministres pour les prochains mois."

...mais aussi la taxe Gafa et l'Amazonie

La taxe sur les géants du numérique, dite taxe Gafa, a aussi été au cœur d'âpres négociations. Avant le G7, Donald Trump menaçait de taxer le vin français en guise de rétorsion à l'instauration d'une taxe Gafa française. Après, cela n'est plus d'actualité selon Emmanuel Macron, même si le président américain ne l'a jamais formulé aussi clairement. "On a pacifié les choses. Il faut trouver un accord sur une taxation internationale. Cela peut paraître insuffisant, mais c'est important, car c'est la première fois que les sept sont d'accord."

Enfin, sur le sujet des incendies en Amazonie, Emmanuel Macron a jugé bon de faire des efforts collectifs. "L'Europe importe beaucoup de soja", ce qui induit une déforestation massive en Amérique du Sud pour réserver des terres à cette culture. Or, la déforestation encourage les feux de forêt. "Nous avons donc une part de complicité", a reconnu le président français, qui a ensuite souligné les aides internationales débloquées pendant ce G7.