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Espagne : «C'est fini, je vais prendre l'avion», colère et incompréhension chez les Espagnols au lendemain de l'accident ferroviaire

L'Espagne est en deuil national après la collision entre deux trains à grande vitesse près de Tolède, qui a fait au moins 68 morts. [Javier SORIANO / AFP]

L'Espagne est en deuil national après la collision entre deux trains à grande vitesse près de Tolède, qui a fait au moins 68 morts. Face à ce drame attribué à des défaillances informatiques et humaines, la colère gronde parmi les usagers.

L'Espagne est plongée dans le choc après la terrible catastrophe ferroviaire survenue le mercredi 28 octobre au sud de Madrid. Près de Tolède, deux trains à grande vitesse sont entrés en collision violente, faisant au moins 68 morts selon un dernier bilan provisoire. Alors que les recherches se poursuivent dans les carcasses des wagons accidentés et que des familles restent désespérément sans nouvelles de leurs proches, trois jours de deuil national débutent. Sur le terrain, la tragédie suscite un véritable sentiment de ras-le-bol.

Vive colère des Espagnols

À Tolède, une panne informatique et des défaillances humaines sont pointées du doigt pour expliquer le drame. Une situation jugée inacceptable par Manel, usager régulier des lignes espagnoles : "Ce que je ne comprends pas, c'est que si le train est arrêté sur la voie, comment ça se fait qu'il n'est pas possible de communiquer avec le train derrière pour lui dire qu'il y a un train arrêté ? Ça, je ne le comprends pas". 

Pour Iban, cet accident est la goutte d'eau de trop : "Je prenais le train avec ma famille essentiellement pour des raisons écologiques. Mais maintenant, c'est fini et j'ai décidé de prendre l'avion". Face au scandale grandissant et à la recrudescence des accidents, le Premier ministre Pedro Sánchez a décrété un deuil national de trois jours. Un geste symbolique qui risque toutefois de ne pas suffire à apaiser la colère vive des Espagnols.