Une catastrophe ferroviaire a eu lieu en Espagne, ce mercredi matin, faisant au moins 164 morts après la collision de deux trains. Invité de l'émission "Pascal Praud et vous", le journaliste Michel Chevalet a expliqué la distance nécessaire pour qu'un train puisse effectuer un freinage d'urgence.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a décrété trois jours de deuil national après la catastrophe ferroviaire de ce mercredi matin. Au moins 64 personnes ont été tuées et plusieurs centaines d'autres blessés par une collision à haute vitesse entre deux trains. Invité de Pascal Praud et vous, le journaliste scientifique Michel Chevalet a expliqué le processus de freinage nécessaire pour un train à grande vitesse.
"Les témoins disent que, d'un seul coup, ils ont ressenti un freinage très violent, c'est ce qu'on appelle un freinage d'urgence. Pour un train lancé à 300 km/h, il faut compter 1,8 kilomètre. Pour un freinage normal, c'est entre 2,5 et 3 kilomètres", a-t-il indiqué.
Or, comme il l'ajoute, la "visibilité" d'un conducteur étant "d'à peu près 300 mètres", la collision semblait inévitable à haute vitesse, en raison du poids de la machine : "une rame de TGV pèse 400 tonnes", a-t-il précisé.