Biélorussie : contre Loukachenko, une longue chaîne humaine de Vilnius à la frontière

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Des manifestants lituaniens se réunissent près de la frontière avec la Biélorussie
Des manifestants lituaniens se réunissent près de la frontière avec la Biélorussie © GINTS IVUSKANS / AFP
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Dimanche, une chaîne humaine de plus de 30 kilomètres s'est mise en place entre Vilnius, la capitale lituanienne, et la frontière avec la Biélorussie. Les participants - citoyens lituaniens, opposants biélorusses ou personnalités publiques - veulent ainsi exprimer leur soutien au mouvement de contestation en Biélorussie contre la réélection du président Loukachenko.

Les organisateurs l'appellent "la route Balte". Cette route, organisée dimanche, consiste en une chaîne humaine des peuples de la région qui symbolisent ainsi leur soutien au peuple biélorusse qui conteste la réélection du président Alexandre Loukachenko. "La route Balte" est une référence historique puisqu'il y a 31 ans jour pour jour, les peuples baltes s'unissaient pour réclamer leur indépendance. Le 23 août 1989, des millions de personnes avaient constitué une chaîne humaine à travers les trois pays baltes, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, pour exprimer leur désir d'indépendance de l'ex-URSS. Cette fois, la chaîne humaine parcourt les 34 kilomètres qui relient Vilnius, la capitale lituanienne, à la frontière avec la Biélorussie.

Vilnius, capitale de la diaspora biélorusse

Et dans cette chaîne humaine, il n'y aura pas que des Lituaniens. Nombreux sont les participants qui sont davantage concernés et directement impliqués. Et pour cause, depuis longtemps, Vilnius est devenue comme une capitale de la diaspora biélorusse, un refuge d'opposants en exil. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Svetlana Tsikhanovskaïa, candidate malheureuse à la présidentielle biélorusse, y a trouvé refuge après la proclamation des résultats officiels par Minsk.

L'opposante à Alexandre Loukachenko n'a pas donné d'information sur sa participation à cette chaîne humaine, car elle reste discrète sur ses déplacements. Mais Svetlana Tsikhanovskaïa a déclaré, samedi, que "cela représente beaucoup, pas seulement pour moi, mais pour tout le peuple biélorusse, et il ressent ce soutien, c'est très beau". 

Le président lituanien Gitanas Nauseda, qui était déjà présent le 23 août 1989, ainsi que son prédécesseur ont pour leur part annoncé qu'ils participeraient. C'est également le cas de plusieurs membres du conseil municipal et de la police locale de Vilnius. Tous veulent symboliquement toucher la Biélorussie et tirer son peuple vers plus de liberté.

Europe 1
Par Jean-Sébastien Soldaïni, édité par Maxime Dewilder