Washington "ne cherche pas à se battre" en menant des opérations de protection pour la traversée du détroit d'Ormuz, mais apportera une réponse "dévastatrice" à toute attaque iranienne contre des navires commerciaux, a averti mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
"Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l'Iran bloquer (l'accès à) une voie de navigation internationale pour des pays innocents", a estimé le ministre en conférence de presse au Pentagone, au deuxième jour de l'opération baptisée "Projet Liberté" par Donald Trump.
Washington "ne cherche pas à se battre" avec ses opérations de protection de navires commerciaux pour la traversée du détroit d'Ormuz, a déclaré mardi le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.
"Nous ne cherchons pas à nous battre. Mais on ne peut pas non plus laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale à des pays innocents", a dit le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.
"Si vous attaquez les troupes américaines ou des navires commerciaux innocents, vous serez confrontés à une force américaine écrasante et dévastatrice", a-t-il toutefois adressé à Téhéran. L'armée américaine "est prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l'Iran si l'ordre est donné", a assuré le chef d'état-major Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth.
Le président français Emmanuel Macron a indiqué mardi qu'il allait parler à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, après le regain de tensions entre Iran et Etats-Unis dans le détroit d'Ormuz.
"Je parle tout à l'heure au président iranien", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Erevan, en rappelant qu'il condamnait les nouvelles frappes de l'Iran contre les Émirats arabes unis et appelait à la réouverture du détroit d'Ormuz.
L'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu mardi que son pays n'avait "même pas encore commencé" son bras de fer avec les Etats-Unis, au lendemain d'accrochages dans le détroit d'Ormuz.
"Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les Etats-Unis, alors que nous n'avons même pas encore commencé", a écrit en persan sur le réseau X M. Ghalibaf, chef de file de l'équipe iranienne dans les discussions destinées à mettre fin à la guerre.
Il a ajouté que les Etats-Unis et ses alliés avaient mis en péril la sécurité du transport maritime et énergétique et jugé que leur "présence malveillante était sur le déclin" au Moyen-Orient.
Tôt mardi, le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats, quand l'Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle "escalade militaire" dans le Golfe.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a "condamné" les attaques iraniennes contre les Emirats arabes unis, les premières rapportées depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, et appelé à la fin de l'"escalade".
"L'Iran doit s'engager véritablement dans des négociations afin de garantir que le cessez-le-feu au Moyen-Orient perdure et qu'une solution diplomatique de long terme soit obtenue", a-t-il ajouté.
La République islamique n'avait pas le "projet" de frapper l'important site pétrolier émirati de Fujaïrah, a affirmé la télévision d'Etat iranienne, citant un haut gradé non identifié.
Cet officier a dénoncé les conséquences de "l'aventurisme militaire américain", en référence à l'opération annoncée par Donald Trump visant à débloquer des navires piégés dans le Golfe par la fermeture d'Ormuz.
Les attaques menées par l'Iran constituent "une violation manifeste de la souveraineté et du droit international", a dénoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, exprimant sa "totale solidarité" avec les Emirats arabes unis.
Les forces américaines ont annoncé avoir détruit six embarcations iraniennes et "neutralisé efficacement" des missiles ainsi que des drones lancés par l'Iran contre des navires de la Marine américaine et des bâtiments commerciaux.
Un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d'Etat, a démenti la destruction des navires iraniens.
Deux étrangers ont été blessés dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat.
Une attaque de drone ayant visé le site pétrolier de Fujaïrah, aux Emirats arabes unis, a fait trois blessés, de nationalité indienne, selon les autorités locales.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve.
"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".
Le Hezbollah pro-iranien a fait état de combats en cours dans une localité frontalière du sud du Liban avec des forces israéliennes, en dépit de la trêve en vigueur.