Le gouvernement américain a annoncé jeudi des sanctions économiques à l'encontre de plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression des manifestations dans le pays.
Sont en particulier visés le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran, Ali Larijani, et des responsables régionaux, selon un communiqué du ministère américain des Finances.
Un citoyen canadien est décédé en Iran, a annoncé jeudi la ministre des Affaires étrangères du pays Anita Anand, mettant en cause les autorités iraniennes, accusées de réprimer dans le sang le mouvement de contestation populaire.
I have just learned that a Canadian citizen has died in Iran at the hands of the Iranian authorities. Our consular officials are in contact with the victim’s family in Canada and my deepest condolences are with them at this time. Peaceful protests by the Iranian people - asking…
— Anita Anand (@AnitaAnandMP) January 15, 2026
"Je viens d'apprendre qu'un citoyen canadien est mort en Iran aux mains des autorités iraniennes", a déclaré la ministre canadienne sur X, ajoutant que la réponse de Téhéran aux "manifestations pacifiques" avait "conduit le régime à mépriser de manière flagrante la vie humaine".
Le pétrole américain plonge de 5% en Bourse, après les déclarations, rassurantes auprès des marchés, de Donald Trump sur l'Iran.
Vers 15h45 à Paris, le baril du brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en février, perdait 4,58% à 59,18 dollars, après être brièvement tombé sous les 5%. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 4,37% à 63,61 dollars.
La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a annoncé jeudi qu'un employé du Croissant-Rouge iranien avait été "tué" et que cinq autres avaient été blessés dans l'exercice de leurs fonctions dans la province iranienne de Gilan, le 10 janvier.
Dans un communiqué, la FICR se dit ainsi "profondément attristée par le meurtre d'Amir Ali Latifi" et par "les blessures infligées" aux cinq autres employés du Croissant-Rouge iranien, sans donner de précision sur les circonstances.
"Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a déclaré le président américain Donald Trump lors d'un événement à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu".
Interrogé pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: "On observera ça et on verra quelle est la suite."
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé qu'il n'y aurait "pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)" dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News. "Tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel", a pour sa part lancé le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, mercredi à des médias.
Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège, l'exécution d'un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue mercredi, a été reportée mais sa vie reste en danger.
Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d'habitants coupé d'internet depuis près d'une semaine sur décision des autorités. Selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), également basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre.
"Ce chiffre est un minimum absolu", avertit l'organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. Le Conseil de sécurité des Nations unies prévoit de se réunir jeudi, à la demande des Etats-Unis, pour "un briefing sur la situation en Iran", a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne.