Djorkaeff s'engage avec l'aide humanitaire française dans le Haut-Karabagh : "Il fallait être présent"

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Youri Djorkaeff va accompagner l'aide humanitaire française à destination des réfugiés du Haut-Karabagh. 7:33
Youri Djorkaeff va accompagner l'aide humanitaire française à destination des réfugiés du Haut-Karabagh. © Ludovic MARIN / AFP
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Invité vendredi d'Europe Matin, l'ancien footballeur français Youri Djorkaeff doit décoller avec un avion français d'aide humanitaire à destination du Haut-Karabagh. D'origine arménienne, le champion du monde 98 a salué la main tendue de la France vers ce "petit pays".
INTERVIEW

La France envoie vendredi un second avion humanitaire dans le Haut-Karabagh. En tout, ce sont plus de 100.000 Arméniens qui ont dû fuir ce territoire, largement repassé sous le contrôle de Bakou. L’ancien champion du monde de foot, Youri Djorkaeff, lui-même d’origine arménienne, fera partie du convoi français. "Je voulais m’engager avec l’aide humanitaire qui est importante pour ces terres ancestrales qui ont vu grandir mes grands-parents", a-t-il expliqué au micro d’Europe Matin, vendredi, peu avant de décoller.

"L'Arménie a eu le sentiment de se retrouver seule et je pense qu'il est important que la France intervienne, dans un premier temps avec de l'aide humanitaire, puis surement après avec de la diplomatie. Il fallait être présent et le président Macron a bien répondu", a tenu à saluer l’ancien joueur du PSG.

"C’est une plaie assez profonde"

À ses yeux, ce soutien humanitaire est "un premier pansement". "C’est aussi une main tendue à un petit pays et un peuple qui défendent la démocratie", poursuit-il. "C’est un petit pays et un petit conflit, mais je ne pense pas que ce soit la taille des conflits qui est importante, ce sont les valeurs que la France défend à travers le monde qui sont importantes. C’est ce qui fait que nous sommes une grande nation."

De nombreux Arméniens ont tout laissé derrière eux après le cessez-le-feu du 10 novembre, ce qui a donné lieu à des images d'exode, avec des routes encombrées de voitures surchargées. Certains habitants sont même allés jusqu'à brûler leurs propres maisons pour ne pas qu'elles tombent dans les mains de l’armée azérie. "Des atrocités ont été commises sur des Arméniens. C’est une plaie assez profonde", explique encore Youri Djorkaeff. Une situation d’autant plus difficile en raison du contexte sanitaire lié à la crise du Covid-19, qui freine l’acheminement des aides et l’accueil des réfugiés partis pour l’Arménie.

Europe 1
Par Romain David