Le détroit d’Ormuz reste bloqué et les tensions montent entre Washington et Téhéran. Alors que le baril de Brent dépasse les 104 dollars, Donald Trump presse les pays de l’OTAN d’intervenir. En parallèle, les États-Unis déploient Marines et navires supplémentaires dans la région, laissant planer la menace d’une opération en Iran.
La guerre au Moyen-Orient se poursuit et le détroit d'Ormuz est toujours bloqué. Alors que le prix du baril de Brent dépasse les 104 dollars ce lundi matin, Donald Trump en appelle à l’intervention des pays de l'OTAN. S’il n’obtient pas de réponse à sa requête, ou si celle-ci est négative, le président américain promet de très mauvaises conséquences pour l’avenir de l’Alliance atlantique.
Donald Trump a par ailleurs mobilisé dans la région 2.500 marines et trois navires supplémentaires venus de la base d’Okinawa, au Japon.
"Les bombardements ne suffisent pas"
Il s’agit du 31e corps expéditionnaire des Marines. Cette unité est généralement déployée avec plusieurs navires, dont un navire d’assaut amphibie capable d’embarquer des hélicoptères de transport et des avions de combat. Ces équipements militaires permettent de déployer rapidement des troupes et des véhicules de la mer vers la terre.
Une opération sur le sol iranien pourrait donc bien avoir lieu, selon le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire à l’ONU. "Je pense que c’est l’option qui a été choisie. À la fois la pression sur le détroit d'Ormuz et la résistance iranienne montrent que les bombardements ne suffisent pas", explique-t-il.
Des escortes américaines ?
Les frappes américaines ont coulé l’un des plus gros navires de guerre d'Iran, mais il reste encore beaucoup de matériel militaire sur le littoral iranien. "Pour contrôler le détroit d’Ormuz, il faut tenir les berges nord, situées sur le territoire iranien. Elles abritent de nombreux drones et des vedettes rapides qu’il faudra neutraliser", précise le général.
Une opération attendue pour permettre à la marine américaine d’escorter des pétroliers, comme le souhaite Donald Trump. Un cadre de la Maison-Blanche estime que ces escortes pourraient être mises en place d’ici la fin du mois.