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Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis peuvent-ils vraiment sécuriser le détroit d'Ormuz ?

Un cargo naviguant près des côtes iraniennes (illustration). [Saeid Arabzadeh / Middle East Images / Middle East Images via AFP]

Deux semaines après le début du conflit au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz, où transite 20% du pétrole mondial, continue de cristalliser la tension. La circulation maritime reste chaotique, ce qui entraîne une flambée du prix des carburants à travers le monde. Face à ce constat, Donald Trump a appelé à former une coalition pour sécuriser le trafic maritime.

L'appel est un peu plus rare de la part du président américain. Ce samedi, Donald Trump a exhorté plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué depuis plusieurs jours par le régime iranien. Un moyen de permettre la libre circulation maritime du pétrole, dont 20% de la production mondiale transite par ce passage.

Et si la marine américaine compte très bientôt escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, ces opérations maritimes ne sont possibles qu'à deux conditions, selon le général de corps aérien (2S) Bruno Clermont.

"D'abord, il faut que le détroit ne soit pas miné, ce qui n'est pas le cas pour le moment. Mais également que les pétroliers qui vont être escortés ne soient pas sous le feu, par exemple, des batteries d'artillerie côtières des Gardiens de la révolution iraniens. Cela peut se faire, mais il faut pour cela que le conflit soit terminé", analyse-t-il.

2.500 US Marines déployés dans la région

Car toute la capacité militaire iranienne n'a pas été éliminée à l'heure actuelle. Les forces armées américaines font donc déployer trois navires et 2.500 Marines dans la région.

Ces soldats pourraient d'ailleurs débarquer par la mer pour lancer une opération terrestre. "Dans ce cas précis, il s'agirait de mener une opération amphibie. Une opération avec des bateaux qui emportent des petits engins qui vont pouvoir transporter des sections d'infanterie de Marines et se poser sur des plages", soutient Bruno Clermont.

Et pour sécuriser ce passage stratégie, Donald Trump a appelé ses alliés à envoyer des navires de guerre supplémentaires. Une demande qui, pour l'heure, est restée lettre morte.