Covid-19 : ce que la fermeture des frontières change pour vos voyages

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La France a fermé ses frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne. (Photo d'illustration.)
La France a fermé ses frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne. (Photo d'illustration.) © Thomas COEX / AFP
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Pour tenter de ralentir le rebond de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a annoncé la fermeture des frontières aux pays hors-UE. Alors que de nombreux Français avaient déjà planifié leurs vacances, Europe 1 fait le point sur ce qu'il est possible de faire, et sur la question des remboursements. 
DÉCRYPTAGE

C'est l'une des principales nouvelles mesures de restriction annoncées vendredi soir par Jean Castex pour tenter de freiner la recrudescence de l'épidémie de coronavirus. Depuis dimanche minuit, la France a fermé ses frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne, "sauf motif impérieux". De quoi inquiéter les nombreux Français qui avaient prévu de partir en vacances. Reste que le pays n'est pas complètement fermé, et qu'il est possible dans certains cas de se faire rembourser. Europe 1 fait le point. 

Où peut-on partir en vacances ? 

Le plus simple est évidemment de rester en métropole, où aucune restriction de circulation n'est mise en place, si ce n'est le couvre-feu à 18 heures. À l’étranger, en revanche, ça se complique. Pour voyager dans l’espace européen, c’est-à-dire l’Union européenne et la Suisse, la Norvège, l’Islande et les principautés, il faut pouvoir présenter un test PCR négatif de moins de 3 jours, ainsi que pour le retour, exception faite pour les travailleurs transfrontaliers.

Enfin, pour les départements d’Outre-Mer, le Royaume-Uni et le reste du monde, il est donc impossible de voyager sans motif impérieux, comme un déménagement ou la mort d’un proche. Les vacances n’en font évidemment pas partie.

Que dois-je faire si j'ai déjà réservé mon séjour ? 

Tout dépend de la date de vos vacances. Car si ces nouvelles mesures de restrictions sont en vigueur depuis minuit, on ne sait pas combien de temps elles vont durer. Ainsi, pour un départ prévu dans quinze jours ou trois semaines, le mieux est de temporiser.

En revanche, si votre séjour est prévu dans les jours qui viennent, mieux vaut avoir pris une assurance Covid, car là, plus d’alternative, il faut annuler. C’est ce que Richard Vainopoulos, président du groupe Tourcom, qui représente 1.200 agences de voyages, passe son temps à faire depuis les annonces de Jean Castex. "La profession du tourisme est inflexible, donc on va essayer de trouver des solutions pour rembourser nos clients", assure-t-il au micro d'Europe 1. 

"Commercialement parlant, c'est difficile de ne pas le faire", ajoute-t-il, précisant toutefois que "sur un plan légal, nous ne sommes pas obligés de rembourser, puisqu'il n'y a que la France qui a interdit de voyager". Mais, dit-il encore, "ce n'est pas une interdiction officielle, c'est l'impossibilité de passer les frontières pour un voyage non important. Donc, ça n'est pas une interdiction, et à partir de là, normalement, il y a des frais". 

"On va le prendre à notre charge, mais de toute façon on va se retourner contre le gouvernement et imposer un remboursement de ces frais", conclut Richard Vainopoulos. "Il est hors de question que les agences de voyages l'assument seules." Ce professionnel estime la facture pour son entreprise à plusieurs millions d’euros. Ça fait beaucoup d’argent, mais c’est exceptionnellement peu par rapport à la période. La plupart des français qui voulaient partir attendaient les annonces avant de réserver. 

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Antoine Terrel