Coronavirus : les Etats-Unis autorisent en urgence l'antiviral remdesivir

, modifié à
  • A
  • A
"Je suis heureux d'annoncer que Gilead a obtenu de la FDA l'autorisation d'utilisation en urgence pour le remdesivir", a indiqué Donald Trump depuis la Maison Blanche.
"Je suis heureux d'annoncer que Gilead a obtenu de la FDA l'autorisation d'utilisation en urgence pour le remdesivir", a indiqué Donald Trump depuis la Maison Blanche. © AFP
Partagez sur :
Médicament expérimental qui avait initialement été développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola, le remdesivir est le premier médicament ayant prouvé son efficacité contre le nouveau coronavirus, selon une étude américaine. 

L'Agence américaine du médicament (FDA) a accordé une autorisation d'utilisation pour l'antiviral remdesivir, qui écourte la durée de rétablissement des patients atteints du Covid-19, a annoncé vendredi le président des Etats-Unis Donald Trump. "Je suis heureux d'annoncer que Gilead a obtenu de la FDA l'autorisation d'utilisation en urgence pour le remdesivir", a indiqué Donald Trump depuis la Maison Blanche. Médicament expérimental qui avait initialement été développé pour soigner les malades de la fièvre hémorragique Ebola, le remdesivir est le premier médicament ayant prouvé son efficacité contre le nouveau coronavirus, selon une étude menée par les Instituts de santé américains. D'après les chercheurs, il écourterait de plusieurs jours la durée de rétablissement des patients atteints du Covid-19.

Pour le docteur Jimmy Mohamed, médecin et chroniqueur sur Europe 1, le Remdesivir constitue bien "un espoir" et "une piste", mais il faut tout de même rester prudent. Les conclusions d'une étude chinoise menée plus tôt suggèrent en effet que le médicament ne réduit pas la mortalité. "[Il] diminue l'intensité des symptôme et le nombre de jours où vous êtes malades, en revanche sur la mortalité cela n'a aucun impact", précise Jimmy Mohamed. Ces conclusions sont d'ailleurs confirmées par la revue scientifique The Lancet.

"L'étude américaine n'est pas suffisamment puissante"

De plus, le docteur Jimmy Mohamed relève quelques écueils dans le travail du laboratoire américain. "Lorsque l'on fait une étude, il faut un 'critère majeur' que l'on va valider", affirme-t-il ajoutant que la mortalité en faisait partie. Pourtant, cette donnée fondamentale a été rendue caduque en cours de route, sans raison apparente. Les chercheurs se sont uniquement focalisés sur le nombre de jours de maladie.

"L'étude n'est pas suffisamment puissante", conclut Jimmy Mohamed qui préconise de poursuivre les essais cliniques. "A l'heure actuelle, c'est une piste mais elle ne va pas nous permettre de traiter tous les cas de coronavirus."

Europe 1
Par Europe 1