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«Continuez», «l'aide est en route» : Donald Trump appelle les manifestants iraniens à «prendre le contrôle» de leurs institutions

Donald Trump

Le président américain Donald Trump a encouragé les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement débuté à la fin de l'année 2025, malgré la répression féroce des autorités. "Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!", a écrit le locataire de la Maison Blanche.

Donald Trump a promis sur Truth Social aux manifestants iraniens que "de l'aide est en route", au moment où l'ONG Iran Human Rights affirme que la répression des protestations a déjà fait plus de 600 morts. S'adressant aux "patriotes iraniens", le président américain a appelé à "continuer à manifester" et à "prendre le contrôle de vos institutions", des propos publiés en lettres capitales.

 

Donald Trump affirme avoir annulé "toutes ses rencontres avec les responsables iraniens tant que les massacres insensés de manifestants se poursuivront". Il exhorte également à "nommer les assassins et les bourreaux", prévenant qu'ils "paieront cher". Dans le même temps, le président américain a annoncé son intention d'imposer des droits de douane de 25 % à tout pays commerçant avec l'Iran.

Depuis le début de la contestation le 28 décembre, Donald Trump entretient le flou sur une possible intervention militaire américaine, évoquant des "options très fortes", y compris sur le plan militaire. En réaction, le président du Parlement iranien a averti que l'armée américaine et Israël deviendraient des "cibles légitimes" en cas de frappe contre la République islamique.

La France et l’Europe réagissent

La France a convoqué ce mardi l'ambassadeur iranien à Paris pour dénoncer la "violence d'État qui s'est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot devant les députés. Il a qualifié la répression d'"intolérable, insupportable et inhumaine".

Plusieurs pays européens, dont l'Espagne, les Pays-Bas, la Finlande, le Portugal et la Belgique, ont également annoncé la convocation du représentant iranien dans leur pays respectif.

Le pouvoir iranien n'avait plus fait face à une telle mobilisation depuis la vague de protestation déclenchée en 2022 par la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune Kurde arrêtée pour non-respect du code vestimentaire. À l'époque, l'Union européenne avait adopté des sanctions contre des responsables de la répression.