En Éthiopie, les rebelles se rapprochent de la capitale. 1:17
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William Molinié, édité par Antoine Terrel
Alors que les rebelles se rapprochent de la capitale Addis-Abeba, la France appelle ses ressortissants à quitter l'Éthiopie "sans délai". 200 Français ont déjà quitté Addis-Abeba cette semaine, et un premier charter spécialement affrété doit s'y poser dimanche. 

L'inquiétude grandit en Éthiopie, où se déroule actuellement une guerre sans images, l'accès au pays étant interdit aux journalistes et ONG. En guerre depuis plus d'un an contre les forces gouvernementales, les rebelles du Front de libération du Peuple du Tigré ont revendiqué d'importants gains territoriaux et affirment se rapprocher de la capitale Addis-Abeba. Une situation qui a poussé la France à appeler ses ressortissants à quitter le pays "sans délai". Sur place, les autorités préparent une évacuation si la situation sécuritaire venait à se détériorer encore. 

Deux plans d’évacuation sont sur la table : des vols directement depuis la capitale ou bien via une escale à Djibouti. Plus de 200 Français ont déjà quitté Addis-Abeba cette semaine, mais il en reste encore un millier sur place. Et dimanche, le premier charter spécialement affrété doit se poser sur le tarmac. Un deuxième est prévu si besoin pour mardi. L’évacuation pourrait se transformer en exfiltration si les rebelles tigréens se rapprochaient encore de la capitale éthiopienne.

La France n'a pas envoyé de forces spéciales sur place

Les armées scrutent l’action des Etats-Unis qui ont déployé une quinzaine de gros porteurs et quatre hélicoptères Chinook à Djibouti. Ce sont eux, avec 30.000 américains sur zone, qui donnent le tempo diplomatique.

A ce stade, la France n’a pas envoyé à ce stade de forces spéciales sur place, voilà pourquoi on ne parle pas d’un scénario du type afghan. En revanche, tous les regards sont tournés vers les autorités chinoises. Aucune consigne n’a encore été passée. La Chine qui, avec ses 15.000 ressortissants, est très implantée en Éthiopie.