Après avoir rendu hommage à Ilan Halimi, Emmanuel Macron s’est envolé pour l’Allemagne. Le président de la République participe à la conférence de Munich sur la sécurité, aux côtés d’une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement. Emmanuel Macron s’est exprimé ce vendredi soir, et il a largement été question de la difficile relation transatlantique.
Il y a un an, lors de ce même événement, le vice-président américain JD Vance avait humilié les Européens en dénonçant un recul de la liberté d’expression sur le vieux continent. Ce vendredi, Emmanuel Macron y a fait référence.
"Il y a un an, nous nous tournions vers les États-Unis. Aujourd’hui, nous nous finançons nous-mêmes, nous nous organisons nous-mêmes", a-t-il lancé à la tribune. Le chef de l’État a beaucoup insisté sur l’importance d’une Europe forte et unique, capable de parler d’une seule voix. "L’Europe doit apprendre à être une puissance géopolitique", a-t-il martelé.
Emmanuel Macron appelle aussi à plus de fermeté
Alors, en cas d’accord de paix en Ukraine, l’Europe devra définir ses règles de coexistence avec la Russie, a déclaré Emmanuel Macron ce vendredi soir. Autrement dit, il faut dès maintenant préparer l’après-guerre.
Pour le président de la République, il est impossible de négocier en position de faiblesse. Les Européens, dit-il, doivent développer activement leurs boîtes à outils de défense. Il fait notamment référence aux grands programmes industriels, comme le fameux SCAP franco-allemand.
Face aux ingérences étrangères, Emmanuel Macron appelle aussi à plus de fermeté, à la transparence des algorithmes, à la lutte contre la manipulation de l’information et à la protection de l’intégrité démocratique. En résumé : une Europe qui soutient l’Ukraine, se renforce militairement et veut parler à Moscou en puissance assumée. Une manière pour Emmanuel Macron de montrer les muscles à Munich, un an après le discours au vitriol de JD Vance.