Face à la flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, Emmanuel Macron met en garde contre d’éventuels profits pétroliers "excessifs" et appelle les Européens à réagir.
Les Européens devront "répondre" en cas de profits pétroliers "excessifs" ou de "comportements un peu prédateurs", a affirmé lundi Emmanuel Macron à l'issue d'un sommet en Arménie.
Le président français a toutefois estimé qu'il n'y avait pas ce stade de "producteurs où que ce soit" qui faisaient monter le prix de l'énergie "à dessein".
"Réouverture pacifique"
"Il y a surtout un contexte géopolitique par ce blocus" du détroit d'Ormuz, a-t-il souligné, appelant à une "réouverture pacifique" de cette voie stratégique par laquelle transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures.
Les bénéfices réalisés par TotalEnergies grâce à la guerre au Moyen-Orient ont relancé le débat politique sur l'opportunité d'une taxe spécifique pour ces profits exceptionnels.
Le Parti socialiste a notamment déposé une proposition de loi en ce sens. Le Rassemblement national défend également une taxation de ces bénéfices exceptionnels.
Le gouvernement se limite à des aides ciblées
Dans l'immédiat, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas envisagé de taxation spécifique des entreprises pétrolières. Il a plutôt encouragé TotalEnergies à "un plafonnement généreux des prix à la pompe" pour redistribuer les surprofits.
TotalEnergies plafonne actuellement en France le prix de l'essence sans plomb à 1,99 euro par litre et celui du diesel à 2,09 euros par litre. Le groupe a annoncé qu'il maintiendrait cette politique tant que durera la crise au Moyen-Orient.
Sous forte contrainte budgétaire, le gouvernement s'est limité depuis le début de la crise à des aides ciblées en faveur des secteurs les plus touchés par la hausse des carburants.