Air France va cesser ses liaisons avec Téhéran le 18 septembre

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Les passagers seront remboursés ou invités à avancer leur vol. (Photo d'illustration)
Les passagers seront remboursés ou invités à avancer leur vol. (Photo d'illustration) © PASCAL PAVANI / AFP
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Comme British Airways, qui a pris la même décision jeudi, la compagnie française invoque la faible rentabilité des vols, liée aux sanctions américaines contre l'Iran. 

Air France va cesser ses liaisons avec Téhéran à partir du 18 septembre en raison de leur faible rentabilité commerciale liée aux sanctions américaines contre l'Iran, a-t-on appris jeudi auprès de la direction du groupe.

Trois fréquences hebdomadaires jusqu'à peu. Air France, qui avait transféré vers Joon sa compagnie à coûts réduits ses liaisons avec Téhéran, "est passée de trois fréquences hebdomadaires à une depuis le 4 août et arrête ses liaisons avec Téhéran le 18 septembre en raison de la faible rentabilité commerciale" de la ligne, selon le service communication du groupe.

Jeudi également, la compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé l'arrêt de ses vols vers l'Iran d'ici un mois. Elle explique dans un communiqué avoir décidé de suspendre ses vols entre Londres et Téhéran, considérant qu'ils n'étaient à l'heure actuelle "pas viables commercialement". Le transporteur présente ses excuses aux voyageurs qui prévoyaient de se rendre en Iran et indique discuter avec des compagnies aériennes partenaires afin de proposer de nouvelles réservations à ces clients. 

British Airways pourra alternativement proposer un remboursement ou la possibilité d'avancer son vol, précise la compagnie. Le dernier vol vers Téhéran aura lieu le 22 septembre et celui en provenance de la capitale iranienne le 23.

De multiples désengagements. British Airways avait repris ses vols directs vers l'Iran il y a deux ans quand les sanctions contre l'Iran avaient été assouplies, rappelle la BBC. D'autres compagnies européennes déservent l'Iran comme Lufthansa. Mais le retrait américain de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l'entrée en vigueur début août de dures sanctions économiques ont changé les choses et remettent en cause plusieurs projets d'investissement d'entreprises européennes.

L'allemand Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a notamment jeté l'éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités. Dans d'autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total s'est officiellement désengagé de ses projets d'investissements de plusieurs milliards de dollars dans le pays.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP