Brexit : Donald Tusk propose un sommet européen extraordinaire en novembre

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Donald Tusk a rappelé que le Brexit doit être finalisé à temps pour que le Royaume-Uni puisse quitter comme prévu l'UE en mars 2019.
Donald Tusk a rappelé que le Brexit doit être finalisé à temps pour que le Royaume-Uni puisse quitter comme prévu l'UE en mars 2019. © THIERRY CHARLIER / AFP
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Le dirigeant polonais souhaite que les 27 définissent "une vision commune" sur ce que seront les bases de la future relation commerciale du bloc européen avec le Royaume-Uni. 

Un sommet européen extraordinaire consacré au Brexit pourrait être nécessaire en novembre pour parvenir à un accord de divorce dans les délais impartis, estime le président du Conseil européen Donald Tusk dans une lettre aux 28 publiée mardi.

Un autre sommet à partir de mercredi. Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se réunissent mercredi en Autriche pour discuter de la phase finale des négociations de divorce, et notamment de "la possibilité d'appeler à un autre Conseil européen en novembre", écrit Donald Tusk, rappelant que ce divorce doit être finalisé à temps pour que le Royaume-Uni puisse quitter comme prévu l'UE en mars 2019.

"Trois objectifs en tête". Le dirigeant polonais rappelle que ce divorce doit être finalisé à temps pour que le Royaume-Uni puisse quitter comme prévu l'UE en mars 2019. Lors de cette réunion à Salzbourg, prévue sur deux jours, "je veux que nous passions en revue les progrès dans ces négociations et abordions l'étape suivante avec trois objectifs en tête", souligne le président du Conseil européen, instance représentant les 28 pays membres.

Il s'agit d'abord d'aboutir à "une vision commune", à 27, sur ce que seront les bases de la future relation commerciale du bloc européen avec le Royaume-Uni, détaille-t-il. Ensuite, les discussions aborderont la question de la phase finale de la négociation, ajoute-t-il, suggérant la possibilité de ce sommet extraordinaire en novembre.

La frontière irlandaise, un point d'achoppement. Enfin, troisième point, poursuit la lettre, il s'agira de "reconfirmer la nécessité" d'un dispositif juridique permettant d'éviter qu'"une frontière dure" ne réapparaisse entre les deux Irlande. La question de la frontière irlandaise, avec sous-jacente l'éventualité du retour de contrôles douaniers, reste un point d'achoppement dans la négociation. "Malheureusement le scénario d'un 'no deal' (absence d'accord) est encore envisageable. Mais si nous agissons avec responsabilité, nous pouvons éviter la catastrophe", met en garde Donald Tusk.