Il y a dix ans, le 23 juin 2016, les Britanniques votaient à une légère majorité (51,89% des voix) pour le Brexit, soit la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Depuis, le pays connaît une instabilité politique majeure, avec l'utilisation de six Premiers ministres différents. De son côté, le parti de Nigel Farage, principal instigateur du Brexit, a performé à l'échelle locale.
Un séisme politique d'une ampleur sans précédent au Royaume-Uni. Le 23 juin 2016, le référendum sur le Brexit a basculé, d'une courte majorité (51,89%), en faveur de la sortie du pays de l'Union européenne, ouvrant de nombreux mois de négociations entre Londres et Bruxelles. C'est le soir du 31 janvier 2020 que le Royaume-Uni a définitivement quitté l'UE.
Bientôt un septième Premier ministre différent en dix ans
Ce vote historique a bousculé la scène politique britannique, et créé une instabilité au sommet de l'État. Alors que le Premier ministre Keir Starmer, issu du Labour, le Parti travailliste, a remis sa démission ce lundi 22 juin, le pays va connaître, depuis cette date, un septième Premier ministre différent.
Celui-ci sera forcément issu du Labour, puisque le parti a mis fin, en 2024, à 14 ans de gouvernements conservateurs. Les travaillistes avaient effectivement remporté haut la main les élections générales du 4 juillet, qui renouvellent les 650 députés du pays pour une durée de cinq ans.
La percée du parti Reform UK de Nigel Farage
Cependant, la prestation de Keir Starmer au 10, Downing Street, a déçu de nombreux Britanniques. Le Londonien a notamment été empêtré dans le scandale de la nomination d'un ambassadeur aux États-Unis pourtant impliqué dans l'affaire Epstein.
Surtout, il a dû essuyer le cuisant revers des élections locales de début mai dernier. C'est le parti Reform UK de Nigel Farage, principal instigateur du Brexit, qui est arrivé largement en tête avec 26% des voix.
Après la démission de Starmer, le leader du parti anti-immigration a demandé l'organisation de nouvelles élections législatives, mais qui ne seraient pas jouées d'avance. Jeudi 18 juin, un candidat de son parti a perdu une législative partielle face au maire travailliste du Grand Manchester, Andy Burnham, personnalité politique préférée des Britanniques et grand favori pour succéder à Keir Starmer. Preuve de l'incertitude politique qui règne outre-Manche.