"Aucun risque" après l'explosion sur une base de missiles russe, assure Poutine

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Le président russe a été interrogé par une journaliste sur les risques de contamination liés à la radioactivité, onze jours après l'explosion.
Le président russe a été interrogé par une journaliste sur les risques de contamination liés à la radioactivité, onze jours après l'explosion. © YURI KADOBNOV / AFP
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Devant la presse à l'occasion de sa rencontre avec Emmanuel Macron au fort de Brégançon, Vladimir Poutine s'est voulu rassurant, plus d'une semaine après l'explosion ayant fait cinq morts dans une base militaire russe.

"Il n'y a aucun risque" après l'explosion ayant fait cinq morts le 8 août sur une base de lancement de missiles dans le Grand Nord russe, a assuré lundi le président Vladimir Poutine.

"Aucune augmentation du niveau de radiation"

Au cours d'une conférence de presse avant sa rencontre au fort de Brégançon avec son homologue français Emmanuel Macron, le président russe a déclaré : "Il n'y a aucun risque et aucune augmentation du niveau de radiation". "Nous avons envoyé des experts sur place et ils contrôlent la situation" a-t-il ajouté. "Des mesures préventives ont été prises afin que rien d'inattendu ne puisse se produire".

Le 10 août, l'agence nucléaire russe Rosatom avait fait état d'une explosion ayant fait cinq morts deux jours plus tôt sur une base de lancement de missiles dans la région d'Arkhangelsk dans le Grand Nord russe. 
Immédiatement après l'accident, le ministère russe de la Défense avait exclu une contamination radioactive, évoquant des problèmes survenus au cours de l'essai d'un "moteur-fusée à ergols liquides". Mais la mairie d'une ville située près de la base avait dit avoir "enregistré une brève hausse de la radioactivité" avant de retirer sa publication. Les autorités russes ont depuis reconnu que l'accident était lié aux tests de "nouveaux armements".

Le 15 août, les autorités norvégiennes de sûreté nucléaire ont indiqué avoir détecté d'infimes quantités d'iode radioactif dans la région frontalière avec la Russie dans les jours qui ont suivi cette explosion. "À l'heure actuelle, il n'est pas possible de déterminer si la dernière détection d'iode (radioactif) est liée à l'accident à Arkhangelsk", a souligné l'Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléaire.