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avec AFP / Crédits photo : Olga MALTSEVA / AFP , modifié à
Les agences russes rapportent que trois suspects liés à l'attentat dans la banlieue de Moscou qui a fait au moins 137 morts ont été placés lundi en détention provisoire par un tribunal de la capitale. Ces trois hommes sont accusés de "terrorisme" et encourent la prison à perpétuité.

Trois suspects liés à l'attentat dans la banlieue de Moscou qui a fait au moins 137 morts ont été placés lundi en détention provisoire par un tribunal de la capitale, ont rapporté les agences russes, les assaillants présumés ayant eux déjà été arrêtés. Ces trois hommes sont accusés de "terrorisme" et encourent la prison à perpétuité, selon l'agence d'Etat Ria Novosti. Leur détention provisoire, fixée jusqu'au 22 mai, peut être prolongée dans l'attente de leur procès, dont la date n'a pas encore été fixée.

Il pourrait s'agir d'un père et deux de ses fils

Selon l'agence de presse Ria Novosti, il s'agit d'un père et de deux de ses fils, dont l'un, né au Tadjikistan, a la nationalité russe. Les autorités russes avaient annoncé samedi avoir arrêté au total 11 personnes et n'ont pas confirmé dans l'immédiat que ces trois suspects en faisaient partie.

La nationalité tadjike confirmée d'au moins un des assaillants a poussé lundi le président du Tadjiskistan Emomali Rakhmon à appeler "les parents à accorder une fois de plus une attention encore plus grande à l'éducation des enfants", selon les agences de presse russes.

"Enquête en cours"

Interrogé par la presse sur l'enquête, Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, n'a pas apporté plus de détails. "L'enquête est en cours et l'administration présidentielle aurait tort de faire des commentaires sur le déroulement de l'enquête", a-t-il simplement dit à la presse. Le groupe Etat islamique, que la Russie combat en Syrie et qui est actif dans le Caucase russe, a revendiqué l'attentat mais les autorités russes ont affirmé que les tueurs présumés tentaient de rejoindre le territoire ukrainien après l'attaque.

Kiev, qui fait face à un assaut des troupes russes depuis février 2022, a nié tout "lien avec l'incident". Les États-Unis ont également rejeté la version du président russe.