Asile politique pour l'épouse de l'ancien patron chinois d'Interpol : Pékin met Paris en garde

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La rocambolesque "disparition" de Meng Hongwei en septembre avait défrayé la chronique, le patron d'Interpol n'ayant pas donné de nouvelles après avoir quitté Lyon (centre-est de la France), où l'organisation policière internationale a son siège.
La rocambolesque "disparition" de Meng Hongwei en septembre avait défrayé la chronique, le patron d'Interpol n'ayant pas donné de nouvelles après avoir quitté Lyon (centre-est de la France), où l'organisation policière internationale a son siège. © ROSLAN RAHMAN / AFP
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Pékin a adressé mercredi une mise en garde à Paris après l'octroi de l'asile politique à l'épouse de l'ex-patron d'Interpol, poursuivi pour corruption en Chine. 

La Chine a adressé mercredi une mise en garde à la France après l'octroi de l'asile politique à l'épouse de l'ancien patron chinois d'Interpol, poursuivi pour corruption dans son pays. "Si la femme de Meng Hongwei déposait une demande d'asile politique en France, cela constituerait un abus total de la procédure française", a déclaré devant la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Geng Shuang, alors que selon son avocat l'intéressée vient d'obtenir ce statut.

La rocambolesque "disparition" de Meng Hongwei en septembre avait défrayé la chronique, le patron d'Interpol n'ayant pas donné de nouvelles après avoir quitté Lyon (centre-est de la France), où l'organisation policière internationale a son siège. Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé que Meng Hongwei, également vice-ministre de la police dans son pays, était rentré en Chine où il était soupçonné de corruption. Il a depuis été inculpé. Son épouse, Grace Meng, ainsi que ses deux enfants, ont quant à eux obtenu l'asile politique en France début mai, a annoncé lundi leur avocat, Emmanuel Marsigny.

Une tentative d'enlèvement au début de l'année

Grace Meng, qui craignait pour sa sécurité, a fait l'objet d'une protection policière depuis qu'elle a affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement pour laquelle elle avait déposé plainte au début de l'année. Revenant sur les poursuites contre Meng Hongwei, le porte-parole de la diplomatie chinoise a estimé qu'il s'agissait "d'une affaire criminelle classique". "Ce n'est pas une affaire politique, et encore moins une soi-disant persécution politique", a-t-il assuré.

"Une bonne confiance politique mutuelle est la base du développement sain et stable des relations sino-françaises", a souligné Geng Shuang. "Nous espérons que la Chine et la France pourront traiter cette affaire conformément à la loi et de façon appropriée, sur la base d'une bonne coopération", a-t-il souligné.