Aquarius : Collomb invite ses homologues italien et espagnol à Paris "dans les prochains jours"

Gérard Collomb a assuré que "la France se tiendra aux côtés de l'Espagne" à l'arrivée de l'Aquarius.
Gérard Collomb a assuré que "la France se tiendra aux côtés de l'Espagne" à l'arrivée de l'Aquarius. © BERTRAND GUAY / AFP
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avec AFP , modifié à
En pleine passe d'armes entre la France et l'Italie, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a invité ses homologues italien et espagnol dans les prochains jours.

Gérard Collomb a invité ses homologues italien et espagnol à Paris "dans les prochains jours" pour "approfondir le dialogue" sur les questions migratoires mises en exergue par l'Aquarius, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

"La France se tiendra aux côtés de l'Espagne". Le ministre de l'Intérieur, qui s'est entretenu avec ses homologues espagnol Fernando Grande Marlaska et italien Matteo Salvini, a assuré que "la France se tiendra aux côtés de l'Espagne" à l'arrivée du navire chargé de 629 migrants, "en particulier pour l'accompagnement des demandeurs d'asile en besoin manifeste de protection", selon le communiqué qui ne précise pas la date exacte de la rencontre.

Rome refuse de recevoir des "leçons hypocrites" de Paris. Le gouvernement italien refuse de recevoir des "leçons hypocrites" de pays comme la France "ayant préféré détourner la tête" sur la question migratoire, avait indiqué mardi la présidence du Conseil. "Les déclarations concernant (le navire humanitaire) Aquarius qui proviennent de la France sont surprenantes", selon cette note.

 

L'Espagne "a fait ce geste" car "le bateau bat pavillon Gibraltar" 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé mardi que l'Espagne avait "fait ce geste humanitaire" d'accueillir l'Aquarius car "le bateau bat pavillon Gibraltar", tout en réfutant sur RTL que "rien n'a été fait" par la France. "Personne n'a le monopole de l'humanité et de la générosité, que ce soit au Parlement ou au gouvernement", "penser que les membres du gouvernement, le Président de la République, le Premier ministre, ne seront pas sensibles à la situation catastrophique humanitaire sur ce bateau, c'est bien mal les connaître", a-t-il encore protesté.