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Alger refuse de payer les retraites de ses ressortissants qui ont travaillé en France et en Algérie : Gabrielle Cluzel dénonce la «politique du paillasson» de Paris

Ugo Pascolo . 1 min

Nicolas Pouvreau-Monti, le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, explique au micro de "Christine Kelly et vous" que l'Algérie refuse de payer sa part des retraites pour ses ressortissants qui ont cotisé à la fois en France et en Algérie. Un comportement de la part d'Alger qui ne passe auprès de Gabrielle Cluzel.

C'est une nouvelle information qui ne va pas améliorer les relations déjà tendues entre la France et l'Algérie. Mercredi dans un rapport parlementaire, le député EPR Charles Rodwell a évalué à 2 milliards d’euros par an le coût des accords de 1968 entre la France et l’Algérie pour les finances publiques, et fustigé une entente "complètement dévoyée". 

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L'Algérie refuse de payer...

Mais ce n'est pas la seule chose révélée ces derniers jours entre Paris et Alger, explique au micro de Christine Kelly et vous Nicolas Pouvreau-Monti, le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie. Cette fois-ci, le texte en question est la "Convention de sécurité sociale de 1980, qui règle un certain nombre de sujets entre la France et l'Algérie, et notamment le versement des retraites".

"Sur la base de cette convention, les Algériens qui ont travaillé et cotisé en France et qui partent en Algérie pour leur retraite, perçoivent en Algérie une retraite qui est versée par les organismes français, c'est cohérent. Mais contre toute logique, l'Algérie refuse la réciprocité, c'est-à-dire que le régime algérien refuse de verser les pensions dues à ses ressortissants qui ont cotisé en Algérie et qui sont venus en France pour leur retraite."

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... et la France compense

Concrètement c'est donc la France qui paye la différence puisque "ces ressortissants, qui se trouvent sans ressources, peuvent prétendre à l'Aspa, l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, ex-minimum vieillesse", poursuit encore l'expert. "En vérité, la France paye pour le fait que l'Algérie refuse de verser ses retraites à ses citoyens."

Un comportement qui ne passe pas auprès de Gabrielle Cluzel, chroniqueuse de l'émission : "La France a fait le choix de la politique du paillasson avec l'Algérie, c'est-à-dire que chaque jour, elle se prend un nouveau coup sur la tête, et c'est proprement stupéfiant."