À Lyon, un étudiant de 19 ans affirme être la cible d’une bande de mineurs depuis plusieurs mois. Agressé à trois reprises, dont une violente attaque fin janvier, il souffre d’un traumatisme crânien. Sa mère dénonce l’impunité des agresseurs.
Le calvaire d’un étudiant de 19 ans. À Lyon, ce jeune homme est littéralement persécuté par une bande de jeunes mineurs âgés de 14 à 16 ans, qui habitent le même quartier que lui, dans le 7e arrondissement.
En cinq mois, l’étudiant a été agressé trois fois. La dernière remonte au 31 janvier, lorsque les jeunes l’ont roué de coups dans le hall de son immeuble, le frappant au corps et à la tête. Il souffre aujourd’hui d’un traumatisme crânien. Depuis, il a quitté son logement étudiant dans le 7e arrondissement de Lyon et sa mère dénonce l’impunité des auteurs.
"Ils m’ont sauté dessus aussi à pieds joints"
Cela s’est passé le 31 janvier dernier. Théo rentre chez lui le soir lorsqu’il est pris à partie par un groupe de jeunes encagoulés dans le hall de son immeuble. "Ils m’ont tabassé. J’étais à terre, en position fœtale, pour essayer de me protéger au maximum, surtout la tête, parce que c’était là qu’ils frappaient. C’étaient des coups de pied, comme sur un ballon de foot. Ils m’ont sauté dessus aussi à pieds joints, tout en m’insultant et en me menaçant de mort", se souvient-il sur Europe 1.
La scène, d’une rare violence, a été filmée par les caméras de l’immeuble. Un acte prémédité, assure sa mère, Florence, qui raconte deux autres agressions. La première, en août dernier, lorsqu’un adolescent vole le casque de son fils avant de le frapper avec ses camarades. La seconde, en décembre, pour lui dérober son portable et le menacer. Des auteurs mineurs, dont l’un, très dangereux, agit en toute impunité depuis des mois, selon elle.
"C’est de l’impunité"
"Celui qui a sauté sur la tête de mon fils a 25 faits à son actif, dont certains avec torture. Je voulais savoir si on attend qu’il torture mon fils pour réagir. C’est de l’impunité, parce que même la police dit qu’elle les connaît tous, qu’elle les contrôle régulièrement. Ils les arrêtent, ils ressortent. Pour moi, c’est incompréhensible", s’insurge-t-elle.
Mercredi, enfin, cinq adolescents de 14 et 15 ans, issus de cette bande, ont été arrêtés, soupçonnés de vols et d’agressions. Théo, lui, souffre toujours d’un traumatisme crânien et a dû mettre entre parenthèses ses études ainsi que le petit boulot qui lui permettait de les financer.