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Affaire Estelle Mouzin : 20 ans après les faits, l'Etat condamné pour faute lourde

Jean-Baptiste Marty . 1 min

Le tribunal judiciaire de Paris a reconnu, ce mercredi 3 septembre, de graves dysfonctionnements dans l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin, en 2003. L’État devra verser 50.000 euros au père de la fillette, après avoir écarté à plusieurs reprises la piste de Michel Fourniret, qui n’avait avoué le meurtre qu’en 2020.

20 ans après la disparition d'Estelle Mouzin, l'État est condamné pour faute lourde et déni de justice. Le tribunal judiciaire de Paris souligne, ce mercredi 3 septembre 2025, les nombreux dysfonctionnements dans l'enquête sur la disparition de la fillette de 9 ans en Seine-et-Marne.

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En janvier 2003, le corps n'a jamais été retrouvé et le tueur en série Michel Fourniret avait finalement avoué le meurtre 17 ans après les faits. Une victoire judiciaire pour le père de cet enfant dont le visage juvénile avait largement marqué les Français.

50.000 euros seront donc versés au père d'Estelle Mouzin

La justice reconnaît un manque de moyens humains déployés pour retrouver la jeune fille qui s'était volatilisée à la sortie de l'école dans son petit village de Guermantes en Seine-et-Marne.

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Autre faute de l'État, ce sont les erreurs de discernement des enquêteurs qui à plusieurs reprises avaient écarté la piste de Michel Fourniret. Le tueur en série avait finalement reconnu son rôle dans cette disparition en 2020, soit 17 ans après, même si le corps d'Estelle Mouzin n'a jamais été retrouvé. L'État a donc bien commis une faute lourde selon la justice.

Au cours de l'audience le 11 juin dernier, Éric Mouzin avait dénoncé l'amateurisme des enquêteurs. Au total, pendant presque deux décennies, dix magistrats instructeurs se sont succédés. Il a fallu la désignation de la juge Sabine Kheris pour obtenir les aveux de celui qui était surnommé le monstre des Ardennes.

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50.000 euros seront donc versés au père de la jeune fille. Pour préjudice moral, une somme bien inférieure aux 200.000 euros demandés initialement. Malgré tout, le père d'Estelle Mouzin confie être soulagé par cette condamnation.