Alors que l'été touche à sa fin, les moustiques continuent de pulluler un peu partout. Les spécimens sont même plus nombreux, par endroits, qu'en juillet et en août, deux mois marqués par des canicules à répétition cette année. Ce mois de septembre leur offre en effet des conditions de vie bien plus favorables.
Ils font de la résistance. Les moustiques, comme vous l'avez peut-être remarqué, sont particulièrement nombreux en cette fin d'été. Et alors que ce mercredi 23 septembre marquait officiellement le début de l'automne, ces petits insectes nuisibles n'ont pas encore achevé leur tournée estivale.
Il faut dire que, même si les couleurs automnales sont déjà visibles dans les arbres, les températures, elles, restent dignes d'un mois d'août. Il a fait 26°C ce mercredi à Paris, 30 à Toulouse et il faisait jusqu'à 34°C ce mardi à Perpignan. Un mercure élevé qui ne saurait expliquer à lui seul la prolifération actuelle des moustiques. Lors des canicules successives qui s'étaient abattues sur l'Hexagone entre juin et août, ils avaient eu plutôt tendance à disparaître, contraints de se cacher dans la végétation pour éviter la déshydratation.
"Chaque épisode pluvieux peut déclencher de nouvelles éclosions"
Pour se multiplier, les moustiques ont besoin de conditions bien précises et ont "surtout besoin d'eau", rappelle Régis Crépet dans un article de La Chaîne météo. Et de la pluie, il y en a eu (un peu) en ce mois de septembre. Dans des proportions largement inférieures aux moyennes de saison mais suffisamment pour que les moustiques se répandent. "Quelques pluies suffisent à remplir soucoupes, gouttières, bâches ou récupérateurs d’eau. Septembre peut ainsi devenir une véritable séance de rattrapage. Les professionnels de la démoustication signalent d’ailleurs que chaque épisode pluvieux peut déclencher de nouvelles éclosions", poursuit le spécialiste.
Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, l'Agence régionale de santé (ARS), qui évoquait jusqu'à présent "une présence du moustiques tigres plus faible qu'en 2025", parle désormais de "densités identiques à celles observées à la même période en 2025". Constat similaire en Nouvelle-Aquitaine où les autorités de santé observent une progression du nombre de cas autochtones de Chikungunya en Gironde et dans les Landes, signe que les moustiques, et notamment les tigres, sont bien de retour en force.
"Le moustique tigre reste généralement actif jusqu’en novembre"
Mais pour combien de temps ? Il va falloir hélas prendre son mal en patience car la baisse des température n'interviendra pas de suite et l'arrivée de températures plus fraîches n'est pas automatiquement synonyme de disparition des moustiques. "Le moustique tigre reste généralement actif jusqu’en novembre en métropole", précise Régis Crépet. Quant aux œufs, ils peuvent survivre plusieurs mois pendant l'hiver avant d'éclore au printemps.
En attendant, pour que les dernières douceurs de l'été ne soient pas gâchées par les moustiques, "vider régulièrement les petites réserves d’eau stagnante autour des habitations" reste la meilleure arme. "Car, même une soucoupe peut devenir une maternité à moustiques", conclut Régis Crépet.