La mise en garde de Jean-Yves Le Drian à Donald Trump : il ne faut ne pas se mêler des affaires françaises

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L'édito international de Vincent Hervouet est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Vincent Hervouet traite d’un sujet international.

La réponse de Paris à Donald Trump sur les "gilets jaunes" : "Occupez-vous de vos affaires !"

Jean-Yves Le Drian a dit précisément : "Nous ne prenons pas parti dans les débats américains, laissez-nous vivre notre vie de nation". Dans la bouche d’un ministre des Affaires étrangères, cela équivaut à "Fermez la".
Les Français détestent recevoir des leçons de l’Etranger. Pour la haine de soi, ils n’ont besoin de personne. Personne ne reprochera donc à Jean-Yves Le Drian son coup de menton. Cela ne veut pas dire qu’il piaffe de refaire de la politique intérieure. S’il a des ambitions , le Breton est bien trop prudent pour les trahir.
Évidemment, Donald Trump n’écoute pas le ministre français des Affaires étrangères, il écoute à peine son propre Secrétaire d’État. Le week-end, il se détend. Et balance des tweets comme des peaux de bananes. Samedi, il a répété : "L’accord de Paris ne fonctionne pas si bien à Paris".
Quand l’Élysée joue la dramatisation, la Maison-Blanche préfère la dérision.
Selon Donald Trump, la crise prouve que les citoyens du nord refusent de payer pour les pays du sud qui polluent.
Évidemment, c’est de l’amalgame !

On dirait qu’il cherche à humilier Emmanuel Macron.

C’est au bras de Donald Trump et de Vladimir Poutine qu’Emmanuel Macron a fait ses débuts sur la scène mondiale.
Les deux aujourd’hui lui donnent des coups de pied.
Il y a seulement six mois, l’Américain recevait le Président à Washington avec tout le faste d’une visite d’Etat , qui plus est, la première de son mandat. Devant le Congrès, Emmanuel Macron avait carrément évoqué Voltaire et Benjamin Franklin s’embrassant et tombant dans les bras l’un de l’autre, pour expliquer ses démonstrations d’amitié avec Donald Trump.
Et pourtant, il y a six mois, Donald Trump avait déjà torpillé l’accord avec l’Iran et celui de Paris sur le climat, les budgets de l’Unesco et de l’Unrwa, le statut de Jérusalem, etc.
Les "gilets jaunes" plaisent à Donald Trump, parce que c’est la couleur des cocus, la couleur de la trahison.
Il n’y a pas d’amis en politique étrangère. Juste des moments d’amitié.