Élections européennes : Ségolène Royal réfléchit à mener une liste à côté du Parti socialiste

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L'édito politique est une chronique de l'émission Toute l'info du week-end
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Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a demandé à Ségolène Royal de prendre la tête de la liste pour les Européennes de l’année prochaine. L’ancienne ministre de l’Environnement a dit "non" mais c’est un refus à la manière de Ségolène Royal.

Michaël Darmon nous explique que Ségolène Royal réfléchit en fait à mener une liste, mais la sienne.
Lors de nombreuses consultations, l’ambassadrice des Pôles qui est toujours très active dans les milieux de l’environnement est arrivée à une seule conclusion, il faut une liste élargie aux forces de l’écologie politique de nature à rassembler les électeurs qui partagent ces idées.

Selon les informations de Michaël Darmon, Ségolène Royal se donne encore jusqu’au début de l’année pour réfléchir et peaufiner le projet. Elle ne prendra une décision qu’à ce moment-là. Le temps de voir également si le PS trouve une solution pour une tête de liste.
Sinon, Ségolène Royal montera une liste à côté du Parti socialiste et soutenue par des personnalités symboliques. Jean Louis Borloo n’exclut pas d’en faire partie mais en position non éligible afin de marquer son soutien. Les deux personnalités réunies en meeting, cela attirerait sûrement du monde.

Ce projet de Ségolène Royal montre encore une fois comment l’ancienne génération se préoccupe de la situation du Parti socialiste.

Le diagnostic est sévère de la part de ceux qui ont choisi un retrait.
Entre eux, ils le disent sans précaution, le PS d’Olivier Faure n’a aucune chance de décoller. Lui-même d’ailleurs se donne pour mission de faire sortir le parti du coma plus que de le ramener sur les chemins du pouvoir et il ne ménage pas sa peine.

Mais les agendas électoraux vont prendre la main à partir de l’année prochaine.
Le score du PS aux Européennes fera office d’électrochoc. Ce mauvais moment électoral pourrait bien en réalité donner le coup d’envoi à un processus de rebond du côté de la gauche socialiste.
2019, deux ans après la présidentielle, sera-t-elle l’année du réveil des socialistes ?
La recomposition politique est un mouvement perpétuel.