Cédric Villani, Hugues Renson et Mounir Mahjoubi, "des abrutis" pour Benjamin Griveaux

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'édito politique est une chronique de l'émission Toute l'info du week-end
Partagez sur :

Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

Décidément en macronie une polémique chasse l’autre ! A peine le dossier De Rugy est-il réglé, voilà la polémique autour des propos saignants de Benjamin Griveaux le candidat officiellement investi par LREM qui entre autres traite les autres candidats marcheurs "d'abrutis"

Et encore c’est le terme peut être le moins virulent…On connaît le sens des formules coupantes de Benjamin Griveaux et ses jugements à bout portant. Honnêtement avec Griveaux c’est caustique, parfois drôle et souvent cruel. Mais lorsque ses cibles sont les personnes auxquelles il tend la main pour rassembler au tour de sa candidature cela prend une autre dimension.

Donc petit florilège à propos de ses camarades : il y a "un abruti par jour qui dit qu’il veut être maire de Paris". Hugues Renson décroche la palme en pointant une filiation avec une fille de joie, dans le texte c’est plus cru…Mounir Mahjoubi, c’est "no comment"…Quant à Villani, qui pour Griveaux n’a pas les épaules pour encaisser une campagne, il va se faire désosser. Bref, pour Benjamin Griveaux : les municipales parisiennes, c’est pas la cantonale de Vesoul. "Vous croyez quoi qu’on tricote ?", dit-il.

Tous ces propos sont rapportés par Le Point, et Benjamin Griveaux ne dément pas les avoir tenus. Il déplore qu’une conversation privée se retrouve dans la presse. Il affirme s'être excusé. L’incident est clos insiste l’entourage du candidat.

Dans ses propos tout de même, il implique Emmanuel Macron en disant qu'au fond, tout était calé d’avance avec lui pour sa désignation. En clair l’audition devant la commission d’investiture n’était qu’une pièce de théâtre.

C’est peut-être moins folklorique mais politiquement plus délicat : car ça jette un doute sur l’ensemble du fonctionnement du parti présidentiel. À l’Élysée on ne s’affole pas, "c’est une péripétie, ce qu’il faut regretter ce sont surtout les grossièretés" dit-on autour d'Emmanuel Macron, où l’on ne veut pas dramatiser. "Après la semaine que l’on vient de vivre c’est presque une détente cette histoire selon un conseiller élyséen". Benjamin Griveaux aurait pu en tous les cas avoir un lancement de campagne dans une atmosphère plus sereine... Il montre un sens du rassemblement assez particulier, ça sera son défi dans cette campagne.

Il tient d'ailleurs son premier meeting ce soir. Cette campagne, ce n'est peut pas du tricot, mais ça ne sera pas de la tarte non plus.