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Tous les jours de la semaine, Europe 1 décrypte trois articles de la presse du jour.

Pressing Alexandre Le Mer : 

S’agit-il d’un des effets pervers du réchauffement climatique? Sur la carte de France météo, ce printemps, les eaux de pluie sont très inégalement réparties. Sécheresse record dans le Sud mais pas une goutte de pluie autour de la Méditerranée. Je vous parlais aussi ce jeudi du Puy-de-Dôme, où l’eau minérale Volvic est accusée de trop pomper dans les réserves.

A l’autre bout du pays, dans le nord, on se plaint aussi mais c’est tout l’inverse. Le Figaro donne la parole à des agriculteurs des Hauts-de-France et de la Sarthe et contrairement aux producteurs du Sud qui prient pour une petite averse, eux au contraire ils aimeraient bien que la pluie s’arrête. Depuis le 1er mai, dans plusieurs régions de la moitié nord, il pleut 20 à 30% de plus que la normale, ce qui signifie que les champs sont détrempés, voire impraticables. Ce trop plein d’humidité favorise aussi les maladies comme la rouille jaune du blé, les pucerons sur les betteraves, etc... Et les prévisions des 10 prochains jours sont toujours à la pluie.

Vous voyez le tableau : perte de rendement dans le Sud à cause de la sécheresse, perte de rendement en vue aussi dans le Nord, à cause de la pluie. Cette période est critique pour les céréaliers en particulier, parce qu’elle coïncide avec la floraison du blé, or pour que ça prenne, il faudrait plus d’ensoleillement, plus de chaleur.

Même problème pour les betteraves, les salades. La pluie a retardé les semis. Là aussi perte de rendement et les pommes de terre, les oignons blancs ont pris du retard…

Autre production en souffrance, c’est le miel. La fraîcheur et la pluie font travailler les abeilles au ralenti. Un apiculteur du Pas-de-Calais se désole qu’il pleuve tous les deux jours, pareil dans la Sarthe.

En fait, les seuls gagnants de cette météo pluvieuse, ce sont les éleveurs puisque la seule culture qui se porte bien en ce moment, c’est l’herbe. Pas de pluie au sud, trop de pluie au nord, "cette pluie de printemps qui inquiète les agriculteurs", c’est à lire ce matin dans le Figaro.

Pressing Alexandre Le Mer : 

Demain soir vous serez forcément devant votre poste de télévision pour assister à la grande messe de l’Eurovision ! Le traditionnel concours de chant se déroule à Liverpool. Rappelez-vous, l’an dernier, l’Ukraine remportait la victoire à Turin en Italie. Si Volodimir Zelenski espérait que l’édition 2023 se tienne à Marioupol, c’est finalement en Angleterre que les 26 pays qualifiés s’affronteront lors de la finale ce weekend. Mais l’Eurovision ce n’est pas que paillettes, des voix qui feraient trembler Bianca Castafiore, des danses improbables, des rayons lasers et des costumes plus kitchs, tu meurs !

Derrières les strass, la politique, c’est la question posée par le magazine ELLE cette semaine. Pourtant l’hebdomadaire rappelle que l’Union Européenne de radio-télévision organisatrice de l’événement est à cheval sur le règlement : "il est interdit d’inclure tout mot ou tout geste de nature politique".

Ça, c’est le discours officiel c’est la règle… sur le papier ! Mais dans les faits, il est difficile pour certains groupes ou pays de se priver, quand on sait que le concours est suivi par 200 millions de personne dans le monde. L’Eurovision, un instrument de "Soft Power", écrit ELLE. Et le magazine liste justement un certain nombre de prises de position comme en 1969, quand l’Autriche se retire parce que le pays hôte est l’Espagne de Franco. Le Royaume Uni arrive dernier en 2003 après son intervention en Irak. En 2017 l’Ukraine interdit à la candidate russe l’entrée sur son territoire après un voyage en Crimée.

Et puis il y a eu Madonna, sa prestation à Tel-Aviv avec deux de ses danseurs affichant les couleurs d’Israël et de la Palestine. L’Eurovision, une tribune politique. Mais pas seulement ! rappelez-vous de Conchita Wurst en 2014 ! Conchita Wurst, ses cheveux longs, sa robe longue scintillante et sa barbe… porte-étendard de la cause LGBT, prônant l’égalité des droits. Eurovision, chants (C H A N T S) de bataille dans le magazine ELLE. La finale c’est demain !

Pressing Dimitri Vernet :

Et bien un article dans Aujourd'hui en France qui risque de faire plaisir aux fans des Daft Punk ! Puisqu'à l'occasion du 10eme anniversaire, de "Random Acces Memories", le duo français casqué, séparé depuis deux ans, nous offre aujourd'hui une réédition de leur dernier album.

35 minutes de musique inédite, séquencées en 9 titres qui ne sont pas vraiment des singles. C'est ce qui est marquant en première écoute. Les "Dafts" ont choisis, cette fois ci, de nous faire entrer dans l'intimité de leur studio d'enregistrement. En nous proposant des bribes, des fragments de off, Lors de la conception de leur dernier disque.

Comme les premières prises des titres, internationalement connu, "Get Lucky" ou "Give Life Back to Music". On découvre comment le duo façonnait ses titres. En posant sur un système de boucle (une base qui se répète) en y ajoutant des éléments au fur et à mesure selon leurs inspirations.

Le titre "Prime" dans cette réédition, en est la parfaite illustration. Pas de panique ! Il n'y a pas que du off...

Daft Punk en a encore sous le casque et nous montre à quel point ils ont été sélectifs il y'a 10 ans.  ... Puisque on découvre un titre complet et finit, recalé à l'époque recalé 'Infinity Repeating' avec Julien Casablancas. Enfin cette réédition se termine par un single tristement connu de tous "Touch". La fameuse mélodie annonçant la fin des Daft Punk en 2021.

Le dernier tour de magie des Daft Punk. C'est un article à retrouver dans Aujourd'hui en France ce matin.