Cet été-là de Lee Martin : la disparition inquiétante d'une petite fille de neuf ans

SAISON 2016 - 2017
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Chaque soir, Nicolas Carreau nous emmène à la découverte des plus belles nouveautés littéraires.

 

Cet été-là de Lee Martin aux éditions Sonatine

Un livre à la couverture inquiétante.

On y voit un vélo oublié dans un fossé. La végétation a commencé à envahir les roues et la fourche. Effectivement, on s’inquiète un peu pour la propriétaire. Il s’agit de Katie Mackey, neuf ans. Elle est sympa, Katie. Elle est drôle, elle fait les 400 coups avec sa copine, Renée. Ce soir-là, elle s’est disputée avec elle, justement, puis avec son père, l’industriel de la région. Il lui a toujours dit qu’il ne fallait surtout pas faire de vague, toujours se comporter comme il faut pour ne pas donner aux gens des raisons de leur en vouloir. Or, Katie a encore oublié de rendre ses livres à la bibliothèque. Ça traine depuis trop longtemps et son père est furieux ! Alors, même s’il est déjà tard, Katie saute sur son vélo et fonce vers la bibliothèque avant sa fermeture à 19h.

Et elle disparait donc ?

Oui, volatilisée. Elle n’est jamais rentrée. Les policiers mènent l’enquête, tout le monde est interrogé, absolument tout le monde. On la cherche partout, mais en vain. La presse nationale s’empare de l’affaire. Rien n’y fait. C’est une vieille histoire puisque c’était il y a 30 ans, on l’a presqu’oubliée. Mais l’affaire va peut-être se résoudre dans ce livre. Certains des protagonistes de l’époque comme le frère de Katie, le prof de Katie, un voisin un peu curieux, Raymond ou sa femme prennent la parole et reviennent sur l’affaire chacun leur tour dans de courts chapitres. Et petit à petit, en comparant, en croisant les histoires, on commence à comprendre ce qui a pu se passer. Ça commence d’ailleurs avec très court chapitre, puisqu’il ne fait qu’une ligne où c’est Raymond qui parle et dit : Je ne dis pas que je ne l’ai pas fait. Je ne sais pas.

S’il dit ça, c’est que ce n’est pas lui ?

Effectivement, ça parait un peu gros de nous dévoiler le coupable d’entrée.

Cet été-là donc, chez Sonatine.

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