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Chaque matin, Jean Zeid livre ce qu’il se fait de mieux en matière d'innovation. Ce vendredi 12 avril, il revient sur la location de son smartphone.

C'est l'heure des Initiatives Positives de Jean Zeid, la chronique des innovations au quotidien. Jean, bonjour. Ce matin, on loue son smartphone.
Aux Etats-Unis, cette pratique est déjà bien implantée. En France, les offres de location-vente, de leasing se multiplient dans le secteur. Il faut dire que certains smartphones haut de gamme peuvent désormais dépasser les 1300 euros, notamment chez Apple. Une hausse des prix sur laquelle le marché de la location longue durée de téléphones portables a pu se développer, même si ça reste timide avec 1 petit % de parts du marché du smartphone.
Quel est le modèle économique de ces loueurs ?
 
Par exemple chez Mobile.Club lancé en août 2018, on propose à la location les derniers modèles d’Apple ou Samsung contre des mensualités, des smartphones d’occasions que Mobile.club récupère auprès de revendeurs reconnus. Il y a évidemment un contrôle qualité basé sur une quarantaine de critères. Le client laisse un apport pouvant atteindre 180 euros et un engagement sur 20 mois, et on a son smartphone ultra moderne contre des mensualités allant de 20 à 60 euros. Par exemple un iPhone 15 Max Pro 256 GO , c’est un peu 60 euros par mois. Et évidemment, on peut changer son mobile pour un plus récent quand on le souhaite, sans attendre la fin de la période d’engagement et sans avoir à payer un nouvel apport.
Et le plus de ces offres, c’est que l’assurance est également comprise dans les mensualités.
Des sociétés Mobile.club ou son concurrent Next Mobiles qui a le même modèle économique proposent d'envoyer sous 48 heures un nouveau smartphone en cas de casse ou de vol. Il reste quand même un obstacle, la crainte pour ces données personnelles. Il faut dire qu’on passe beaucoup de temps par jour sur ces joujoux qui en disent et en savent beaucoup sur nous.
Est-ce que c’est vraiment bon pour la planète ?
Oui et non. C’est quand même un grand oui si l'on en croit les chiffres de l'Ademe, l’agence pour la transition écologique  : 75 % de l'empreinte carbone d'un téléphone portable provient uniquement de la phase de fabrication. Si vous louez un smartphone d’occasion, le bilan carbone est largement positif. Le petit non, c’est que ce modèle de consommation donne envie d'avoir encore et encore le modèle dernier cri.
Quel est le public pour ce type de location ?
Pour l’instant les plus jeunes. La moitié des 25.000 utilisateurs de Mobile.club ont entre 18 et 35 ans, un service directement accessible depuis les bureaux de poste. Reste que dans les faits, les grands acteurs du smartphone en France, à l'exception de la Fnac, ne se sont pas lancé sur ce marché, condition sine qua non pour sa démocratisation.