Quel score pour le débat Trump/Biden ? Quels sont le meilleurs livres pour enfants de l’année ? Comment "Charlie Hebdo" a-t-il fêté ses 50 ans ?

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Le journal des médias est une chronique de l'émission Culture médias
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Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions, a accordé au magazine "Forbes" et qui paraîtra demain. Fraîchement reconduite à la tête du groupe public pour un second mandat, Delphine Ernotte est interrogée sur ses priorités, sa vision de l’entreprise, mais aussi sur un départ qui a fait couler beaucoup d’encre, celui de Patrick Sébastien. Dans la nuit de mardi à mercredi, Joe Biden et Donald Trump se sont écharpés à la télé américaine. Seize chaîne américaines le diffusaient, et au total, elles ont réuni 73 millions de téléspectateurs, c’est le deuxième meilleur score d’un débat présidentiel depuis 24 ans. Le "Journal de Mickey" a remis son Grand prix des lecteurs. Côté roman, le choix s'est porté sur "L’incroyable voyage de Coyote Sunrise" de Dan Gemeinhart. Côté BD, le vainqueur est "Lulu et Nelson" de Jean-Marie Omont, Aurélie Neyret et Charlotte Girard. À l’occasion de ses 50 ans, Charlie Hebdo investit les colonnes de Libé.

L’interview vérité de Delphine Ernotte.

En avant-première, "Culture Médias" a pu se procurer l’entretien que la patronne de France Télévisions a accordé au magazine "Forbes" et qui paraîtra demain. Fraîchement reconduite à la tête du groupe public pour un second mandat, Delphine Ernotte est interrogée sur ses priorités, sa vision de l’entreprise, mais aussi sur un départ qui a fait couler beaucoup d’encre : celui de Patrick Sébastien.

On a lu et entendu beaucoup de choses sur l’éviction de l’animateur. Il n’a pas épargné la direction de France 2 ces deux dernières années dans de nombreuses interviews, mais du côté de la chaîne, on était jusque-là resté assez silencieux. Dans l’interview qu’elle donne à "Forbes", Delphine Ernotte est invitée à expliquer pourquoi elle a décidé de mettre un terme au contrat de Patrick Sébastien. Et selon elle, le seul responsable de ce départ, c’est Patrick Sébastien.

Voilà ce qu’elle explique au magazine "Forbes" : "L’émission qui était formidable par certains côtés, vieillissait un peu. Pas tant les numéros qui étaient présentés que ce qui se passait autour. L’audience baissait fortement. On a donc demandé à Patrick Sébastien d’évoluer, de moderniser le concept mais il a décliné. Patrick Sébastien est très doué, c’est un grand animateur, il sait repérer des talents incroyables. J’aurais sincèrement préféré qu’il nous dise : ‘OK, je comprends, on bosse’. On l’aurait toujours à l’antenne".

Delphine Ernotte brigue un autre poste.

Elle est candidate à la présidence de l’audiovisuel public européen, un poste stratégique à une époque où l’alliance des chaînes européennes face aux plateformes de streaming semble vitale. Elle s’est alliée avec le directeur général de la télévision publique tchèque pour former un binôme. On saura demain si leur candidature a été retenue !

Dans la nuit de mardi à mercredi, Joe Biden et Donald Trump se sont écharpés à la télé américaine.

On a beaucoup parlé du débat ce mercredi, ou plutôt de l’absence de débat. 90 minutes de cris, d’invectives et même d’insultes, voilà ce qu’on a retenu de ce premier affrontement entre les deux candidats à la présidentielle américaine. Ce match a été extrêmement suivi aux États-Unis, les audiences sont stratosphériques.

Seize chaîne américaines le diffusaient, et au total, elles ont réuni 73 millions de téléspectateurs, c’est le deuxième meilleur score d’un débat présidentiel depuis 24 ans. Mais on est loin du score enregistré par le premier débat de 2016 entre Donald Trump et Hillary Clinton. Premier car la tradition veut qu’il y ait trois débats, et ça devrait encore être le cas cette année. En 2016, donc, le match Trump/Clinton avait été suivi par 84 millions d’Américains.

À noter que de toutes les chaînes qui diffusaient le débat, c’est Fox News qui s’est classée première avec près de 18 millions de téléspectateurs, devant ABC à 13 millions.

Ce mercredi, le modérateur du débat, Chris Wallace, a exprimé ses regrets.

Dans une interview au "New York Times", le journaliste de Fox News, extrêmement respecté outre-Atlantique, s’est dit déçu par le spectacle offert. "Je n’aurais jamais pu imaginer que ça déraillerait de la sorte. Je suis un professionnel, je n’ai jamais rien vu de pareil", a-t-il expliqué.

Il a reconnu avoir mis trop longtemps à tenter de maîtriser le débat : "Je sais que les gens se demandent pourquoi je ne suis pas intervenu plus tôt. Je crois que je n’ai pas réalisé que ça allait être la stratégie du président, pas seulement pour le début du débat, mais pour la totalité". 

Certains ont évoqué la possibilité de permettre au modérateur de couper le micro de l’un ou de l’autre des candidats en cas de besoin.

Et Chris Wallace n’est pas franchement pour : "En termes pratiques, même si le micro du président avait été coupé, il aurait pu continuer à interrompre Joe Biden, et on aurait même pu l’entendre via le micro de Biden". Et effectivement, on peut se demander comment les partisans de l’un ou de l’autre auraient réagi, comme le souligne Chris Wallace : "Il faut se rappeler que ces deux candidats ont le soutien de dizaines de millions d’Américains". 

Le "Journal de Mickey" a remis son Grand prix des lecteurs.

On imagine que les discussions ont été plus apaisées qu’entre Donald Trump et Joe Biden. Pour la 18e année, l’hebdomadaire a fait appel à un jury de lecteurs de 8 à 14 ans pour élire le roman de l’année et la bande dessinée de l’année. Louise Bernard a demandé à Edith Rieubon, rédactrice en chef du journal de Mickey, pourquoi ce Prix avait été créé.

Le magazine a lancé un appel à candidatures en mars pour trouver ces jeunes jurés, et a reçu plus de 500 réponses, dont seize ont été sélectionnés et ont passé leur été à lire. On a parlé avec Edith Rieubon de ce processus de sélection.

Côté roman, "L’incroyable voyage de Coyote Sunrise" de Dan Gemeinhart, histoire du road trip en bus d’une fille et de son père. Côté BD, "Lulu et Nelson" de Jean-Marie Omont, Aurélie Neyret et Charlotte Girard, dans laquelle on suit une jeune Italienne débarquée en Afrique du Sud où elle rencontre le jeune Nelson.

Les 50 ans de "Charlie Hebdo" dans les pages de "Libé" !

"Charlie Hebdo" s’invite à "Libé". "À l’occasion de ses 50 ans, l’hebdo satirique investit nos colonnes". Voilà ce qu’on peut lire en Une de "Libé" ce matin, dont la Une a été signée par la dessinatrice Coco.

Pas une seule photo n’apparaît dans ce numéro du quotidien, toutes les illustrations ont été réalisées par des dessinateurs et dessinatrices de l’hebdo satirique. Il y a aussi des prises de paroles des membres de la rédaction de "Charlie" en réaction à certains des articles du jour.

Pourquoi "Charlie" fête-t-il ses 50 ans dans les colonnes de "Libé" ?

Le quotidien rappelle dans un petit "making of" que c’est lui qui avait accueilli l’équipe de l’hebdomadaire dans ses locaux après les attentats de 2015. C’est là-bas que l’équipe de "Charlie" avait réalisé le "numéro des survivants" qui s’était écoulé à plus de huit millions d’exemplaires quelques semaines après le drame.

"Ils sont ici chez eux. Ils sont venus, ils sont tous là, ceux qui sont restés en vie comme ceux arrivés à "Charlie" après l’attentat, et qui sont constamment menacés, traqués, surveillés, ou qui sont isolés de tous pour pouvoir dessiner et écrire”, explique "Libé" dans le "making of" de cette édition spéciale. "Ils ont participé à notre conférence de rédaction, lancé des idées, posé des questions, puis se sont mis à écrire et à dessiner dans nos pages".