La pédophilie dans l’Église : un abus nommé Satan

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
Partagez sur :

Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

À la Une de la presse, des vieux démons et des jeunes

On va commencer par les vieux, ce dimanche réunis au Vatican, 190 représentants des plus hautes autorités ecclésiastiques pour entendre le Pape François annoncer des mesures pour lutter contre la pédophilie au sein de l’Église. La Croix parle de "sursaut" quand le Figaro évoque "l’engagement de l’Église à lutter contre le fléau de la pédophilie". Mais on lira aussi le site Vatican News, organe officiel d’information du Saint-Siège. "Protection des mineurs : trois initiatives concrètes". "Protection des mineurs", c’est la terminologie en forme de cache-sexe employée par le Vatican pour ne pas nommer la pédophilie. Et sur une autre page du site Vatican News, on trouve un autre article intitulé "le courage de nommer le mal des abus". C’est plutôt la pudeur de mal les nommer ces abus puisque de pédophilie il n’est toujours pas questions. En revanche de "Satan" et de "Mystère du mal", il est question. C’est vrai qu’en entendant le Pape évoquer la main de Satan et les sacrifices païens devant tous ces hommes âgés et vêtus de vert, on s’interroge. Pourquoi recourir aux vieilles superstitions pour nommer ce qui s’est passé ce samedi et ce dimanche ? Pourquoi employer les mots du moyen-âge pour nommer les fléaux d’aujourd’hui ? Ce n’est pas en montrant le diable aux victimes que l’Église en finira avec ses vieux démons.

Unités médico-judiciaires pédiatriques

On lira dans Ouest France comment sont organisés en France les 60 unités médico-judiciaires pédiatriques qui auditionnent les enfants et les ados victimes de violences ou de ces abus que l’Église a tant de mal à nommer. Dans l’unité du CHU de Nantes, une caméra filme leurs témoignages pour qu’ils n’aient pas à se répéter, comme celui de Sarah qu’a suivi le journal. Ici c’est une puéricultrice qui organise les auditions en liaison avec les policiers ou les gendarmes, spécialement formés pour interroger les mineurs selon une technique venue du Canada. Vient ensuite un examen médico-psychologique. En quelques heures, Sarah aura vu toute la chaîne des interlocuteurs au même endroit. Un travail de dentelière à lire et comprendre ce matin dans Ouest France. Les jeunes c’est comme le diable, ils sont partout ce lundi matin dans l’actualité.

Victor, 14 ans, en marche pour la biodiversité le 9 mars

Il a 14 ans et vit à Rombas, en Moselle. Comme ces jeunes qui ont marché et fait la grève pour le climat vendredi à l’initiative de la jeune suédoise Greta Thunberg, Victor organise à Metz une marche pour la biodiversité le 9 mars prochain. 60 associations ont répondu à son appel. Victor accorde à l’Est Républicain un véritable entretien comme Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand. Il évoque un souvenir ancien avec l’aide de sa maman, celui d’une araignée écrasée à trois ans, qui aurait suscité sa vocation écologique. Il parle également de ses voyages qui lui ont donné l’envie de se lancer dans la photographie animalière. Victor veut une prise de conscience. Il interpelle ces dirigeants qui n’en font pas assez. Qui sait si l’invité du Midi Libre ce lundi matin ne se sentira pas concerné.

Hollande veut parler d’Europe aux Lycéens

Il se met à leur disposition pour la leur expliquer. La paix, la monnaie, un espace de droit, la liberté de circuler, le bonheur des études Erasmus, voilà ce que veut défendre auprès des jeunes l’ancien président de la République avant le début des élections européennes. Et quand le Midi Libre lui rappelle sa petite phrase "Pour l’instant les jeunes n’ont jamais voté pour moi", Hollande répond "pour l’instant je suis un ancien président qui leur parle de ce que j’ai fait, pas de ce que je pourrais faire". Et quand le Midi libre guettant une intention de candidature à la présidentielle relance "et ce pour l’instant, il va durer combien de temps ?" François Hollande répond comme le fut du canon de Fernand du sketche de Fernand Reynaud "Un certain temps".

Choix de spécialisation en première : le casse-tête !

En attendant que François Hollande viennent dans votre lycée parler d’Europe et d’Erasmus, le Maine Libre nous rappelle que c’est le moment de choisir son orientation de la seconde vers la première. Évidemment c’est angoissant, évidemment c’est un casse-tête. Mais pour vous aider, le journal conseille le site de l’Onisep qui a mis au point un outil pour aider jeunes et parents à choisir les spécialités. Ça s’appelle horizon2021.fr. Quant à François Hollande, si vous voulez l’inviter dans votre lycée voilà son mail parlerdeurope@cabfh.fr

Toujours pas de site horizon2022.fr pour l’ancien président.