Montré du doigt dans la transition énergétique, l’aérien bascule sur les biocarburants

SAISON 2018 - 2019
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Anicet Mbida nous offre chaque matin ce qui se fait de mieux en matière d'innovation.

Les biocarburants ont la cote auprès des automobilistes pour faire le plein moins cher. Ils intéressent également le transport aérien mais, cette fois, pour éviter les taxes sur le kérosène.

Le mouvement des "gilets jaunes" a relancé le débat sur contribution du transport aérien à la transition énergétique. Du coup, pour éviter la taxation du kérosène, les compagnies aériennes prennent les devants et multiplient les initiatives.

La première, c’est la bascule progressive vers des biocarburants : des huiles de betterave, de maïs ou de friture que l’on mélange à du carburant classique.

Il s’agit du même principe que le bioéthanol, le fameux E85 qui cartonne en ce moment parce qu’il permet de faire le plein deux fois moins cher. Sauf que pour les compagnies aériennes, l’objectif n’est pas de faire des économies (le biocarburant est deux à cinq fois plus cher que le Kérosène), c’est de devenir plus vertueux et de réduire leur bilan carbone pour éviter des taxes.

Il y a déjà des avions qui utilisent ces biocarburants ?

Oui, il y en a pas mal. Pendant longtemps, il s’agissait surtout de vols intérieurs ou des vols européens. Mais, pour la première fois, on vient de passer aux vols long-courriers. Il y a eu un Los Angeles – Melbourne. 13.000 kilomètres, 15 heures de vol, uniquement avec du biocarburant. Cela a permis de réduire de 7% les émissions de CO2.

L’enjeu est crucial : le trafic explose. Il devrait encore doubler d’ici 15 ans, donc les émissions de CO2 aussi. Or l’aérien n’a aucune technologie de rupture à un horizon proche (l’avion de ligne électrique n’est pas attendu avant 2030-2035). D’où l’intérêt de miser dès maintenant sur les biocarburants.

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