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Chaque jour, Anicet Mbida nous fait découvrir une innovation qui pourrait bien changer notre façon de consommer. Ce mardi, il s'intéresse à une innovation dans le domaine médical, un double virtuel pour minimiser les risques lors des opérations chirurgicales et tester les traitements en toute sécurité.

De l’innovation en médecine ce matin. Pour minimiser les risques, on aura bientôt un jumeau virtuel sur lequel on pourra tester des traitements avant de nous les administrer en réel.

Des tests réalisés sur un clone, un double de son corps. Pas en chair et en os, un double numérique qui vit dans une simulation informatique. Cela offre énormément d’avantages car le médecin va pouvoir essayer différents médicaments, différents dosages sur le corps virtuel pour trouver exactement le traitement qui correspond et qui provoque le moins d’effets secondaires.

Même chose en chirurgie. On évitera les surprises en répétant l’opération sur le jumeau numérique. Cela permettra également de programmer plus précisément tous les instruments, une étape critique en chirurgie du cœur ou du cerveau.

C’est la nouvelle tendance en matière de recherche médicale : s’appuyer sur le virtuel pour mieux soigner dans le monde réel. Cela devrait nous offrir une médecine plus personnalisée et surtout, beaucoup plus sûre.

Comment arrive-t-on à créer ce jumeau virtuel ?

En combinant toute une série d’examens par scanner, IRM ou radio. On va même jusqu’à séquencer l’ADN pour avoir la représentation la plus fidèle possible de tout ce qu’il se passe dans le corps humain. Cela nécessite une puissance de calcul phénoménale. Donc on n’arrive malheureusement pas encore à modéliser un corps humain tout entier. Cela fonctionne néanmoins déjà sur quelques organes. Au CHU de Rennes par exemple, on utilise la simulation pour préparer les opérations cardiaques.

Désormais, on attend beaucoup des travaux de CompBioMed, un projet financé par l’Union Européenne, qui vise justement à créer des doubles virtuels des patients. Une petite révolution se prépare dans la médecine. Et cette fois, l’Europe est en première ligne.