Publicité
Publicité

L'étonnante histoire du métro parisien

Au Cœur de l'Histoire

1 juillet 2020

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Depuis lundi, la 4G est disponible dans l'ensemble du métro. Les yeux rivés sur leurs téléphones, les voyageurs d'aujourd'hui n'ont donc plus grand chose à voir avec ceux qui utilisaient la première ligne du métro parisien, il y a 120 ans. A l'époque, elle reliait la porte Maillot à la porte de Vincennes. Polémiques, défi technique… Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire", produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars vous raconte l'histoire de ce chemin de fer urbain et électrique.


Le 19 juillet 1900, Paris inaugure sa première ligne de chemin de fer métropolitain. La capitale française était très en retard. Le métro avait été inauguré à Londres en 1863, sous le règne de Victoria et à Budapest en 1896. Dans ce nouvel épisode de "Au cœur de l'histoire" , produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars vous raconte l'histoire d'un chantier pas comme les autres : celui du métro parisien. 

Le métropolitain est la nouvelle merveille de l’Exposition Universelle de 1900 qui attire plus de 50 millions de visiteurs malgré la canicule. En ce jour inaugural du 19 juillet, le thermomètre indique 38°C à l’ombre ! Les tunnels du "métro", comme on l’appelle déjà, sont un endroit idéal pour se rafraîchir. Les premiers voyageurs sont curieux de découvrir le résultat de trois ans de travaux gigantesques. On n’avait pas vu cela depuis ceux du préfet Haussmann pour transformer Paris selon la volonté de Napoléon III. 

En 1897, les adversaires de ce moyen de transport souterrain s’alarmaient, un peu comme ceux redoutant le chemin de fer il y a 60 ans. Cette-fois, on craint des pneumonies à cause des suintements d’eau dans les tunnels et des électrocutions à cause du mode de traction. Toutefois, Louis Barthou, alors ministre des travaux publics, avait classé le Métropolitain comme entreprise d’intérêt local et confié les travaux à la Ville de Paris. 

Initialement, la ligne devait être inaugurée cinq jours plus tôt, le 14 juillet. Mais le préfet de police, M. Lépine, craignant une grande manifestation, a fait retarder la date au 18. Une importante délégation, avec le ministre des travaux publics et le préfet de la Seine, est monté dans la première rame qui a roulé de la Porte Maillot à la Porte de Vincennes. Aujourd’hui, le public payant peut s’engouffrer dans le sous-sol de la capitale.

Une aventure digne des prédictions de Jules Verne. Elle est le résultat de la volonté d’un homme né en 1852 dans les Côtes du Nord, un ingénieur, ancien élève de Polytechnique et des Ponts et Chaussées. Il se nomme Fulgence Bienvenüe, avec un tréma sur le u... Très tôt, il se fait remarquer par ses qualités lors de la construction de lignes pour le réseau ferroviaire en Bretagne. Un accident du travail le prive de l’usage d’un de ses membres. En plaisantant, il dit : "J’ai été exproprié de mon bras gauche !" 

Après bien d’autres, il est chargé des plans du Métropolitain et tient compte de leurs études. En 1896, il propose à la ville un nouveau projet, avec six lignes prévues. Plus de 2.000 terrassiers ont travaillé en équipes jour et nuit sur la première ligne, évacuant chaque jour 1.000 m3 de déblais. L’une des prouesses de Bienvenüe sera la station Opéra où viendront se croiser trois lignes. Il a fallu enfoncer un énorme caisson métallique à 22 mètres sous la chaussée et tenir compte d’une rivière et d’un lac sous l’Opéra de Charles Garnier. Une véritable poche d’eau rendant les travaux dangereux. Pendant longtemps, un énorme trou déshonora la place de l’Opéra.

A la différence des trains, le métro roule à droite 

Les premiers amateurs vont partir de la station de la Porte Maillot. Elle vient d’ouvrir. En surface, c’est une sorte de parapluie retourné ou de libellule, dans le style 1900 de l’architecte Hector Guimard. On parlera du "Style Metro". Représentant de l’Art Nouveau, Guimard est l’architecte de ces accès qu’on appellera "les bouches de métro". Elles sont reconnaissables à leur décor floral et végétal, avec de longues tiges entrelacées en fonte, à dominante courbe et de couleur verte. Ainsi, les entrées et sorties du Métropolitain sont originales et reconnaissables. Dans le hall, il fait déjà plus frais et l’atmosphère a été parfumée d’une fragrance inconnue. On respire ! 

A 13 heures, les premiers billets sont achetés et oblitérés. Vendu à l’unité, le billet pèse moins d’un gramme et mesure 57 mm. Il est de couleur orange en première classe, vert et orange en seconde. Le nom de la station où il a été acheté est imprimé sur le billet. Le tarif est de 25 centimes en première, 15 en seconde. Les billets aller-retour ne sont possibles qu’en seconde classe et dans la même journée.

La voiture automotrice puise son courant électrique par un frotteur sur le troisième rail. Derrière, elle, la première rame de métro parisien est prête. Trois voitures sont à quai, deux de seconde classe aux sièges en bois vernis, propres et confortables, une de première classe aux banquettes rembourrées de cuir brun. Les voitures, dont la caisse est en bois verni, sont très bien éclairées par dix lampes électriques chacune. Chaque voiture peut accueillir trente voyageurs assis et une dizaine debout dans le couloir central. 

La Compagnie de Métropolitain possède déjà 161 voitures et dès ce jour, elle peut mettre en circulation des rames se succédant à 5 minutes d’intervalle, voir à 2 minutes aux heures plus chargées. Dans chaque compartiment, un employé veille à la fermeture des portes. La vitesse moyenne est de 25/30 km/h mais peut atteindre les 40 km/h. Cette première ligne s’étend sur un peu plus de dix kilomètres. Les passagers sont surpris : à la différence des trains, le métro roule à droite, comme les tramways.

Ce 19 juillet, la rame brûle certaines stations, inachevées, 10 sur 18. Cette alternance d’obscurité et de lumière fascinent ces premiers voyageurs et voyageuses. Ils posent des questions. Ils apprennent, par exemple, que c’est la localisation géographique qui détermine le nom de la station : une rue, une place, un boulevard... En une demi-heure, on traverse Paris d’Ouest en Est et on se retrouve Porte de Vincennes. "C’est prodigieux !" clament ces voyageurs qui n’oublieront jamais cette plongée dans le sous-sol, fiers comme des pionniers. 

Contrairement aux menaces des pessimistes, aucun tunnel ne s’est effondré, aucun voyageur n’a été asphyxié. Les dames chapeautées et portant voilette sont rassurées : il n’y a eu aucun geste déplacé de la part d’un goujat... Du moins, personne ne s’en est plaint !

De violentes polémiques

Ces premiers clients du Métro parisien en oublient les polémiques qui avaient violemment divisé les politiciens de tous bords, les Parisiens, les entrepreneurs, les ingénieurs, les ouvriers, les habitants de tous âges et de toutes conditions. Partisans et adversaires s’étaient affrontés depuis une vingtaine d’années. Les uns craignaient que les immeubles et les maisons ne s’effondrent à cause des travaux dans le sous-sol. C’était arrivé pendant les travaux d’Haussmann. On connaissait des témoins survivants de ces catastrophes...

Les autres assurent que les souterrains ne sont que des cloaques, chargés de miasmes. Cette atmosphère fétide sera responsable d’épidémies. Et on veut pour preuve que les premières ouvertures creusées dans le sol ont fait fuir des colonies de rats ! Les uns prédisent que le Métro répandra la peste, les autres que l’atmosphère sera irrespirable. Et quand on apprend qu’un rail supplémentaire sera chargé d’électricité, un jeu de mot macabre circule : "Le Métropolitain deviendra le nécropolitain !". 

A la Chambre des Députés, un parlementaire, en plein délire, s’était même écrié : "Le métro est antinational, antimunicipal, antiptariotique ! Il est attentatoire à la gloire de Paris !". Des médecins craignent que le public ne soit trop près des égouts. Des ecclésiastiques supplient qu’on épargne les catacombes. Cet ossuaire municipal est dans un labyrinthe de galeries, très présentes surtout dans le 14ème arrondissement.

En revanche, les gens de bon sens imaginaient les services que le Métropolitain pourra rendre aux Parisiens et aux gens résidant en banlieue. Des économistes voient même dans ce projet un remède aux difficultés de la vie et aux embarras de la circulation avec un constat qui, 120 ans plus tard, est plus que jamais d’actualité.

Ecoutons l’un d’eux : "Le Métro, en rapprochant les distances, égalisera les conditions de la concurrence. Il produira rapidement un abaissement général des loyers. N’est-il pas non plus évident, que grâce aux transports en commun souterrains, tous les problèmes de l’embouteillage des rues seraient définitivement réglés dans la capitale ?"

De gigantesques obstacles techniques

Dans les années 1880-1890, des ingénieurs discutent encore sur l’idée d’un chemin de fer aérien qui, selon eux, serait plus pratique que la solution souterraine. Le réseau suivrait le cours de la Seine. Projets et contre-projets s’affrontent. Cependant, les amoureux de Paris s’indignent à l’idée de voir un jour leur ville défigurée par de nombreux viaducs. Une commission est fondée à laquelle participa, quelques mois avant sa mort en 1885, Victor Hugo. Elle doit veiller sur l’esthétique de la capitale. 

Les partisans du Métro aérien continuent à proposer leurs solutions, dont, en 1891, un inventeur qui imaginait une quadruple voie ferrée aérienne à six mètres au-dessus des ponts sur la Seine. 

Mais pendant ce temps, l’ingénieur Berlier a repris le projet souterrain. Le Conseil Municipal, lui, lutte contre les prétentions de certaines compagnies privées de chemins de fer qui cherchent le moyen de prolonger leurs lignes à l’intérieur de la capitale. Le conflit prend fin en 1895 : la Ville de Paris aura sa compagnie de Métro pour exploiter, dès que possible, six lignes sur un total de 65 kilomètres.

La mise en service de cette première ligne ne peut faire oublier les gigantesques obstacles techniques qu’il a fallu surmonter, comme, par exemple, dans la zone de l’avenue Gambetta où des sables infiltrés d’eau ont dû être asséchés tandis qu’on redoutait l’effondrement d’anciennes carrières. Ou aussi qu’il a fallu mettre provisoirement à sec le canal Saint-Martin pour édifier un tunnel placé à cinq mètres au-dessous du fond de son lit ! Un incroyable exploit ! 

Ou encore les déblais nécessaires à l’aménagement de la station Concorde qui représentent, en volume, une colline de 70 mètres de haut qui occuperait la superficie de la place de la Concorde.

La Seine est un sérieux défi. Entre le Châtelet et le boulevard Saint-Michel, il faut franchir les deux bras du fleuve. Initialement Bienvenüe devait faire passer la ligne sous le palais de l'Institut, siège de cinq académies, dont l'Académie française. Les Immortels se sont plaints de ce crime de lèse-majesté. Bienvenüe a été obligé de changer ses plans ! Trois gigantesques caissons métalliques de 36, 38 et 43 mètres de long sur 9,60m de large et 9 m de haut sont prévus pour le grand bras du fleuve. Deux autres caissons de 20m de long serviront pour le petit bras de la Seine. Chacun de ces cinq appareils comporte ce qu’on appelle une "chambre de travail" de 1,80 m de haut.

Les trois premiers caissons qui doivent enrober les futurs tunnels, sont immergés en amont du Pont-au-Change, les deux autres en amont du Pont Saint-Michel puis, peu à peu, enfoncés à 15 mètres dans le fond de la Seine. On déplorera cinq morts au cours de ces longues et délicates opérations. 

Les travaux ont révélé d’insoupçonnables trésors du passé parisien : on a mis à jour des couches géologiques mais aussi l’histoire de l’ancienne Lutèce avec des sarcophages, des barques, des bas-reliefs et même des... ossements de mammouths ! Encadrées par des ingénieurs, des missions archéologiques ont été organisées. 

Le drame de Belleville

Mais déjà, Fulgence Bienvenüe travaille à une autre ligne qui traversera Paris avec les travaux de la Compagnie Nord-Sud. Elle reliera Montmartre à Montparnasse. Cette ligne, elle aussi, passera sous le lit de la Seine. Paris continue d’être un chantier permanent. Les cochers de fiacre, les actionnaires des compagnies de tramways à chevaux et les marchands de quatre saisons sont furieux : leur clientèle se fait rare...

À mesure que les ouvriers creusent, la tranchée est soutenue par des coffrages en planches. Puis, la voûte du tunnel est exécutée en maçonnerie. En décembre 1899, un effondrement se produit entre l’avenue de Friedland et les Champs-Elysées. La faille mesure 50 mètres de long sur 15 de large. La chaussée dégringole, entraînant des arbres et des becs de gaz. Deux passants sont blessés mais les terrassiers ont pu se mettre à l’abri. 

Les polémiques reprennent, alimentées par la presse. Dans tel journal, on annonce que les voyageurs seront asphyxiés, dans un autre on est sûr que les pickpockets profiteront de l’obscurité. On ne prévoit que des calamités. Un journaliste décrit une des futures stations. Voici ce qu’il annonce : "Figurez-vous, après être descendu à quinze mètres par un escalier glissant, entre les murs humides et sales, arrivant sur un trottoir mouillé entre un mur et des piliers dont il ne faudrait pas s’approcher, recevant les suintements d’eau de la voûte, ne pouvant vous asseoir sur les bancs humides malgré l’entretien, entrant dans des wagons ruisselants... Il ne faudrait pas être en sueur car la mort vous attendrait à la station que vous auriez choisie pour but de votre course !"

Malgré ces sinistres prédictions, le Métropolitain sera plébiscité. Bien sûr, comme dans tous les moyens de transport, il y aura des accidents et des tragédies, dont le drame survenu le 10 août 1903, à la suite d’un incendie entre les stations Belleville et Couronnes. A cause d’une intoxication à l’oxyde de carbone, on déplorera 77 morts. Mais - et on l’a encore vérifié récemment -, la vie parisienne, quelle qu’elle soit, serait beaucoup plus difficile sans le Métro. 

Il connaîtra plusieurs évolutions. La 1ère classe a été supprimée en 1991. Le réseau comprend aujourd’hui seize lignes, dont une automatique, la 14, lancée en 1998. Elle est la plus rapide, avec une vitesse moyenne de 40 km/h. L’ensemble totalise 220 kilomètres, 303 stations et ses lignes sont souvent connectées à d’autres moyens de transports en commun, comme le RER et le tramway. Les couloirs du Métro s’étendent sur 150km. La station la plus fréquentée est la Gare du Nord avec près de 50 millions de voyageurs par an.

Le nom de Bienvenüe, qui mourra en 1936, sera honoré par la station, alors rebaptisée Montparnasse-Bienvenüe mais beaucoup de gens croient qu’il s’agit d’une formule de politesse…

Vous voulez écouter les autres épisodes de ce podcast ?

>> Retrouvez-les sur notre site Europe1.fr et sur Apple Podcasts , SoundCloud , Dailymotion et YouTube , ou vos plateformes habituelles d’écoute.

>> Retrouvez ici le mode d'emploi pour écouter tous les podcasts d'Europe 1

 

"Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars 

Cheffe de projet : Adèle Ponticelli

Réalisation : Laurent Sirguy et Guillaume Vasseau

Diffusion et édition : Clémence Olivier

Graphisme : Europe 1 Studio
Bibliographie : "Le Journal de la France", tome IX, sous la direction de Christian Melchior-Bonnet (Tallandier, 1978). "Chronique de Paris". Rédacteur en Chef : Jean des Cars (Editions Chronique, 2003).

 

 

 

Animateurs associés
  • Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Marguerite d'Angoulême, la très sage soeur de François Ier [1/2]

    Virginie Girod

    Plongez dans l'histoire de Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François Ier, racontée par l’historienne Virginie Girod dans un récit inédit en deux parties. Marguerite d’Angoulême est élevée avec son frère, le futur François Ier. À 17 ans, brillante, elle croule sous les demandes en mariage. Elle épouse Charles d’Alençon, mais cette union la rend malheureuse. En janvier 1515, François Ier, devient roi en succédant à Louis XII. Cet événement est crucial pour la jeune femme. La reine officielle, Claude de France, est effacée au sein de la cour. En parallèle, Marguerite d’Angoulême s’impose comme la partenaire du roi. Alors que François Ier se lance à la conquête de l’Europe, il est fait prisonnier en Espagne en 1525. Sa sœur prend part à la délégation envoyée pour négocier sa libération. Dans sa cellule, François Ier est en mauvaise santé. Mais alors que Marguerite est auprès de lui, une sorte de miracle se produit. Sa liberté négociée, François Ier retrouve sa cour en 1526. De son côté, Marguerite d’Angoulême épouse Henri d’Albret, roi de Navarre. Désormais connue sous le nom de Marguerite de Navarre, la sœur du roi développe peu à peu sa fibre littéraire. (rediffusion)

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

      Audio -   13 janvier 2026  - 15 min

  • Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Les procès d'animaux au Moyen-Âge

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte de drôles de procès qui ont eu lieu au Moyen Âge, mettant en accusation des veaux, des vaches, des chevaux et surtout des… cochons ! Oui, des animaux qui ont dû répondre de leurs actes, malveillants forcément… Ces procès étaient-ils fréquents ? Leur prêtait-on une conscience morale ? Comment le statut juridique des animaux a-t-il évolué ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Benjamin Daboval, vétérinaire, auteur d'une thèse sur "Les animaux dans les procès du Moyen Âge à nos jours". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 36 min

  • Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Hors-série : Les 200 ans du Figaro

    Olivier de Lagarde

    Il s'agit d'un fait rare dans le monde de la presse : un bi-centenaire. Fondé le 15 janvier 1826, Le Figaro célèbre cette année ses 200 ans ! A l'occasion de cet anniversaire historique, Le Figaro s'expose à Paris sous la nef du Grand Palais du 14 au 16 janvier 2026 (inscription sur le site du Figaro). Dans cet épisode inédit, découvrez l'histoire du plus ancien quotidien français, les évènements qui l'ont marqué ainsi que les grands noms qui y ont contribué. Pour en parler, Olivier de Lagarde reçoit quatre confrères du journal : Guillaume Perrault, rédacteur en chef des pages Histoire du Figaro et co-commissaire de l'exposition "1862-2026 Le Figaro : 200 ans de liberté" ; Claire Blandin, professeure à l'Université Sorbonne Paris-Nord, spécialiste de l'histoire des médias et co-commissaire de l'exposition ; Isabelle Schmitz, directrice adjointe des hors-séries du Figaro et du Figaro Histoire, coordinatrice du numéro spécial anniversaire ; et Etienne de Montety, directeur du Figaro Littérature et auteur de l'ouvrage Le Figaro, 200 ans de liberté (La Martinière).

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 63 min

  • Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Qui était vraiment Antonin Carême ?

    Virginie Girod

    Virginie Girod vous propose de redécouvrir la véritable histoire de l'alliance entre le chef Carême et le diplomate Talleyrand. En 1814, s'ouvre le congrès de Vienne, réunissant les grandes puissances européennes pour réorganiser l'Europe après la chute de Napoléon Ier. Parmi les nombreux plénipotentiaires affluant dans la capitale des Habsbourg, se trouve Charles Maurice de Talleyrand Périgord (1754-1838), représentant de la France. Dans ses valises, il emmène Antonin Carême (1783-1833), le plus grand cuisinier de son temps. Sollicité par de nombreuses têtes couronnés, ce dernier fut surnommé "le roi des chef et le chef des rois". (rediffusion)

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

      Audio -   12 janvier 2026  - 17 min

  • L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    L'Eglise au milieu du village - La chapelle Matisse de Vence

    Europe 1

    Chaque dimanche, Gavin's Clemente Ruiz explore la richesse des églises de France, en révélant leur histoire, leur singularité, ainsi que les activités culturelles et spirituelles qui les animent. Dans ce nouvel épisode de “L’Eglise au milieu du village”, direction Vence dans les Alpes-Maritimes, pour découvrir la chapelle Matisse, conçue par le peintre lui-même.

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 05 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [2/2]

    Jean des Cars

    A peine le corps du jeune Louis XVII est-il jeté dans la fosse commune qu’on signale sa présence dans plusieurs régions de France. Plusieurs jeunes hommes, dont certains particulièrement convaincants, se font passer pour Louis XVII… Seul l’ADN permettra de résoudre l’énigme de sa mort. Dans la seconde partie de son récit, Jean des Cars ​raconte comment les faussaires se faisant passer pour le petit monarque ont été discrédités. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 16 min

  • L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    L'enfant du Temple était-il vraiment Louis XVII ? [1/2]

    Jean des Cars

    A la mort de Louis XVI en 1793, son fils, âgé seulement ​de 8 ans devient roi de France sous le nom de Louis XVII. Pour les révolutionnaires, ce petit garçon est considéré à la fois comme une menace pour la sécurité de l’Etat et ​comme un précieux otage qu’il faut préserver… Dans la première partie de son récit, Jean des Cars raconte la vie et le décès entouré de mystères du jeune roi dans la prison du Temple. (rediffusion)

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

      Audio -   11 janvier 2026  - 20 min

  • Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Mirabeau, le célèbre orateur de la séance du Jeu de Paume

    Europe 1

    Dans Histoire d'une vie, Marc Menant recevait l'historien spécialiste de la Révolution Française Claude Manceron (1929-1999), auteur notamment de La Révolution Française, dictionnaire biographique. Dans cet entretien, Claude Manceron raconte la figure historique de Mirabeau, le célèbre orateur de la Révolution Française. Issu de la noblesse française, Mirabeau se présente à la députation en 1789 en usant d'un subterfuge : celui d'ouvrir un commerce de draps. Il est le premier à être élu député du Tiers-Etat par la sénéchaussée d'Aix-en-Provence. Dès ses débuts, il devient une personnalité incontournable de l'Assemblée. Partisan de la monarchie constitutionnelle, il prononcera, lors de la célèbre séance du Jeu de Paume, le 23 juin 1789, la fameuse citation : "Nous sommes ici par la volonté du peuple..." En avril 1791, il est jugé pour avoir commis un adultère avec violence et le jugement ordonne sa décapitation.

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

      Audio -   10 janvier 2026  - 44 min

  • Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Napoléon III, l'Empereur qui a modernisé la France

    Stéphane Bern

    Stéphane Bern raconte le destin d’un Bonaparte durant le Second Empire : Louis-Napoléon Bonaparte devenu Napoléon III, le dernier souverain, l'Empereur inattendu qui a modernisé la France à marche forcée, avant de connaître une chute vertigineuse tout aussi rapide… Quel était le dessein de Napoléon III pour la France ? Dans quelle mesure a-t-il marché dans les pas de son oncle, Napoléon Ier ? Pourquoi cette figure a-t-elle longtemps souffert d’une légende noire ? Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Eric Anceau, historien et auteur de "Napoléon III" (Tallandier, collection Texto). (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 42 min

  • Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Marco Polo, les voyages d'un explorateur vénitien [2/2]

    Virginie Girod

    Après presque vingt ans de pérégrinations en Asie, Marco Polo aspire à rentrer chez lui, et c’est peut-être lors de ce voyage vers l’Italie qu’il est fait prisonnier par les Génois, les vieux rivaux des Vénitiens. Dans sa cellule, il écrit avec Rustichello de Pise "Le Devisement du Monde", le récit de son voyage. Un siècle et demi plus tard, il fait partie des livres que Christophe Colomb consulte pour imaginer son voyage à travers l’Atlantique. C’est à cause de ce livre qu’il croit avoir trouvé les îles de Cipango, le Japon actuel, en arrivant aux Antilles ! (rediffusion)

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

      Audio -   9 janvier 2026  - 13 min

Publicité
En lien avec cette émission
Laurence Ferrari
Société

Punchline

Laurence Ferrari

Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.

Maël Laurent
Société

Europe 1 Nuit Week-end

Maël Laurent

Maël Laurent vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Alexis de La Fléchère
Société

Europe 1 Matin week-end

Alexis de La Fléchère

Chaque samedi et dimanche, de 6h à 9h, Alexis de La Fléchère entouré des journalistes de la rédaction et des chroniqueurs de la station, vous propose un point complet sur l'actualité pour mieux la comprendre. Un rendez-vous incontournable pour commencer votre week-end. Culture, société et évasion seront également au programme de ces trois heures.

Europe 1 Soir
Société

Europe 1 soir week-end

Stéphanie de Muru

Entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1 et de ses invités, Stéphanie de Muru analyse, mène les débats, et remet en perspective les dernières actualités.

Pascal Praud.
Société

Pascal Praud et vous

Pascal Praud

Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Maël Hassani.
Société

Europe 1 Nuit

Maël Hassani

Tous les soirs, Maël Hassani vous livre le concentré de l'actualité du jour, tout en gardant un œil sur les événements à venir avec les Unes de la presse du lendemain.

Pierre de Vilno.
Société

Europe 1 Soir

Pierre de Vilno

Le tour complet de l'actualité en compagnie de Pierre de Vilno et de la rédaction d'Europe 1 de 19 heures à 21 heures.

Pascal Praud.
Société

L'Heure des Pros

Pascal Praud

Du lundi au vendredi juste après la matinale d'Europe 1, place à L'Heure des Pros, présentée par Pascal Praud. Entouré d'éditorialistes, il revient entre 9h et 9h30 sans concession sur tous les sujets au cœur de l'actualité.

Réécoute Dimitri Pavlenko
Société

Europe 1 Matin

Dimitri Pavlenko

Des journaux, des interviews, de l'expertise, une revue de presse, de l'humeur... Emmené par Jacques Serais, Europe 1 Matin, c'est deux heures d'informations, mais pas seulement. C'est aussi du décryptage et de l'analyse pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et les enjeux derrière les dernières actualités. Politique, société, économie, faits divers, sport... Aucun sujet n'échappe à la rédaction d'Europe 1. <br />

Réécoute Alexandre Le Mer
Société

Europe 1 Bonjour

Alexandre Le Mer

Alexandre Le Mer, entouré des journalistes de la rédaction d'Europe 1, vous guide à travers un tour complet de l'actualité dès les premières heures du jour. Pendant deux heures, plongez dans un format convivial où chaque demi-heure vous apporte une nouvelle édition des journaux, pour rester à jour avec les dernières informations. Un moment idéal pour commencer la journée informé, tout en profitant d’un ton décontracté et d’une équipe passionnée par le décryptage des événements qui façonnent notre monde.