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Vol annulé, remboursement... Ce qu'il faut savoir si vous avez réservez un vol via un «hub» du Moyen-Orient

Un avion Emirates A380 arrivé de Dubaï la semaine dernière à l'aéroport de Cornwall Newquay. L'appareil serait en séjour "à court terme" en raison de la situation en cours au Moyen-Orient. (ADRIAN DENNIS / AFP) [ADRIAN DENNIS / AFP]

Le contexte géopolitique impacte l'économie mondiale et notamment le transport aérien. Alors que de nombreux voyages sont annulés ou retardés, que faire si vous avez réservé un vol dans l'un des pays du Moyen-Orient ? 

Plus de 52.000 vols ont été supprimés entre le 28 février 2026, date du début des bombardements américano-israéliens contre l'Iran, et le vendredi 13 mars, sur plus de 98.000 prévus, selon Cirium, fournisseur de données sur le trafic aérien. Par ailleurs, des milliers de vols ont été retardés à l'échelle mondiale.

En effet, les aéroports de Dubaï, Abu Dhabi et Doha, devenus en quelques années des plaques tournantes du transport aérien mondial, ont été directement touchés par des frappes et des fermetures d'espaces aériens répétées, ce qui complique les itinéraires et allonge les temps de parcours. Si vous avez prévu de voyager dans l'un des pays du Moyen-Orient ce printemps ou cet été, voici la marche à suivre.

Annulation, quels droits s'appliquent ?

Vous avez un séjour à venir et votre vol est annulé ? "Des droits s'ouvrent pour les passagers en fonction du motif", relate Anaïs Escudié de RetardVol. Dans le cas où l'annulation résulte du conflit au Moyen-Orient, notamment en raison de la hausse des prix du kérozène, le règlement européen n°261/2004 garantit le remboursement intégral ou le réacheminement gratuit sur un autre vol. 

En cas de blocage à l'aéroport, "tous les frais qui vont être engagés, comme les frais alimentaires ou encore les frais d'hôtel", vont être pris en charge, informe Anaïs Escudié. Les conditions peuvent toutefois différées si vous partiez d'un pays hors UE avec une compagnie aérienne non européenne. "Il faut savoir que certaines compagnies, comme Emirates, prennent quand même en charge les passagers. Au départ de Dubaï par exemple, nos passagers qui nous ont sollicité ont eu de l'assistance", précise-t-elle.

Est-ce qu'il est possible de réclamer une indémnité forfaitaire ?

Dans ce cas de figure, "les passagers ne peuvent pas être indemnisés". En effet, l'indemnisation, comprise entre 250 et 600 euros, ne s'applique pas en cas de guerre, car un conflit armé est considéré comme une circonstance extraordinaire. 

Il y a, par ailleurs, une notion de délai, explique Anaïs Escudié : "Si le passager est informé dans un délai inférieur à 14 jours, la compagnie aérienne doit justifier d'un motif et expliquer pour quelle raison le vol a été annulé. Si c'est supérieur, il est possible que la compagnie aérienne annule sans justifier et le passager ne peut pas obtenir une indemnisation".

Par ailleurs, en cas de retard lié à la guerre au Moyen-Orient, il n'est également pas possible d'être indéminisé. "Encore une fois, le motif est extérieur à la compagnie aérienne. Mais il faut qu'elle le prouve. Car, si le vol est annulé en raison de problème technique, le passager peut prétendre à une indemnisation" dès trois heures d'attente, rappelle-t-elle. 

Que se passe-t-il si on annule soi-même ?

Dans le cas où le vol est maintenu, mais que vous souhaitez tout de même l'annuler, tous les billets ne sont pas remboursables, cela dépend des conditions de vente de la compagnie aérienne. "Si le passager veut annuler le vol parce qu'il a une crainte concernant sa sécurité, ça n'ouvre pas de droit", souligne Anaïs Escudié. 

"Beaucoup de passagers souhaitent annuler et en général c'est la compagnie qui le fait en dernière minute et là, il peut obtenir le remboursement. Sinon, il perd son billet", poursuit-elle. Toutefois, même si votre billet n'est pas remboursable, "vous devrez être remboursé des taxes aéroportuaires liées à l’embarquement du passager", indique la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).