Télétravail, départ anticipé, jour chômé… Quels sont les droits des salariés les jours de neige ?

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Les chutes de neige attendues à partir de mardi après-midi sur une large partie de la France vont compliquer le quotidien des salariés qui doivent se rendre au travail.
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À partir de mardi, de nombreuses régions vont se retrouver à partir de mardi sous un manteau neigeux, au point que Météo-France a placé 21 départements métropolitains en vigilance orange neige-verglas. Dans ce contexte, les salariés ont-ils le droit de ne pas se rendre au travail en raison des conditions climatiques ? 

"Justifier la raison" de l'absence. "Il faut justifier la raison pour laquelle on ne vient pas", répond Roland Perez, avocat et chroniqueur d'Europe 1. "Je conseille de prendre une photo de la route devant sa maison pour montrer qu'on est vraiment dans l'incapacité de pouvoir venir travailler. On peut appeler son patron et envoyer cette photo. Ce sont autant de raisons qui justifieront le fait que le salarié ne puisse pas s'y rendre."

L'employeur "pas tenu de régler le salaire". Et le salarié peut-il être sanctionné ? "À partir du moment où il y a une absence au travail, puisqu'elle est justifiée, il n'y aura pas de faute retenue", indique Roland Pérez. "Pour autant, l'employeur n'est pas tenu de régler le salaire, sauf si la convention collective le prévient expressément. Il y a d'autres solutions, comme le télétravail, si l'employeur le propose et si le salarié l'accepte, mais aussi la possibilité de prendre sur ses RTT pour ne pas être pénalisé."

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Un "droit de retrait" possible. Plus globalement, "le code du travail est très clair : on peut exercer un droit de retrait, c'est-à-dire qu'en aucune situation le salarié ne peut se mettre en danger. De la même manière, l'employeur ne peut pas mettre son salarié en danger. Donc s'il faut partir beaucoup plus tôt, il faut le faire et le patron ne peut en aucun cas s'y opposer. Il peut même encourager ses salariés à le faire", indique l'avocat. "C'est du temps de travail qui peut être récupéré plus tard. Dans la plupart des situations, conventions collective ou pas, si le salarié a tout de même fait l'effort de venir malgré les intempéries, l'employeur ne retiendra pas les heures d'absence s'il part plus tôt."

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec