Stations de ski : Jean-Baptiste Lemoyne promet "un dispositif nouveau" pour les commerces

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Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au Tourisme, était l'invité d'Europe Matin samedi. Il a notamment répondu à la grogne des professionnels de la montagne, qui s'insurgent contre la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski pour des raisons sanitaires.
INTERVIEW

La colère des professionnels de la montagne face à la fermeture des remontées mécaniques dans les stations continue de grimper, alors que les premières chutes de neige arrivent sur les massifs. En moyenne, c’est 20 à 25% du chiffre d’affaires saisonnier que risquent de perdre les stations de ski. "On sera à leurs côtés", a assuré sur Europe 1 samedi matin Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat au Tourisme. "On va mettre ce qu’il faut en dispositifs d’indemnisation. On va aider les saisonniers, qui seront éligibles au chômage partiel, mais aussi les commerces. On travail a un dispositif nouveau", ajoute-t-il.

"Actuellement, seulement une partie des commerces peuvent être indemnisés. Là, sur une base territoriale, ce sera l’ensemble des commerces", assure Jean-Baptiste Lemoyne qui cite l’exemple d’une boulangerie en altitude dont "naturellement le chiffre d’affaires dépend de l’affluence dans la station". Il n'a toutefois pas voulu en dire plus concernant le mécanisme et les montants de cette nouvelle mesure, puisque les discussions entre les représentants du secteur de la montagne et le gouvernement sont toujours en cours. "Vendredi prochain, Jean Castex recevra les acteurs de la montagne, et à ce moment-là nous pourrons annoncer ces dispositifs d’accompagnement", indique le secrétaire d'Etat.

"Retrouver les pistes le moment venu"

Concernant la fermeture des remontées mécaniques, "ça n’est pas de gaité de cœur que cette décision a été prise, mais elle s’explique d’un point de vue sanitaire", a voulu faire valoir Jean-Baptiste Lemoyne. "Que voulons-nous éviter ? Les grands brassages de population, et ce qui rend attractif une station c’est la remontée mécanique", explique-t-il. "La vie d’une station, les gens connaissent ça : on vie à sept ou huit dans une petite surface, on fait la fête… bref, on veut éviter la concentration au même moment et au même endroit de nombreuses personnes."

Il assure encore qu’il s’agit de préserver le cœur de la saison hivernale en montagne "fin janvier, février et mars", et invite notamment les Français à se réserver pour pouvoir passer des vacances d’hiver "bleu blanc rouge". "J’invite les Français à garder leur budget pour pouvoir retrouver les pistes le moment venu", conclut-il.

Europe 1
Par Romain David