Le président d'Aéroports de Paris "espère" une réouverture totale en... 2023

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Les aéroports de Roissy et d'Orly, à Paris, ne devraient pas rouvrir en totalité avant 2023. 1:26
Les aéroports de Roissy et d'Orly, à Paris, ne devraient pas rouvrir en totalité avant 2023. © JOEL SAGET / AFP
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Avec la crise du coronavirus, les aéroports parisiens de Roissy et d’Orly subissent une nette baisse de fréquentation. Augustin de Romanet, le PDG d’ADP, a estimé sur Europe 1 qu’une réouverture totale des aérogares n’aurait pas lieu avant 2023.
INTERVIEW

Le retour à la normale dans le secteur aérien va prendre plusieurs années. C’est le message passé par Augustin de Romanet, le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), lundi dans l’émission La France Bouge sur Europe 1. Le dirigeant estime même que les aérogares parisiens ne rouvriront en totalité qu’à l’horizon 2023, en raison de la crise du coronavirus. "Pendant toute l’année 2021, nous pourrons être conduits à fermer certains aérogares. J’espère qu’en 2023 la totalité d'entre eux seront ouverts", a-t-il déclaré sur notre antenne.

En octobre, le trafic total d'ADP, qui gère directement ou indirectement plus d'une vingtaine d'aéroports dans le monde, était en baisse de 56,8% par rapport au mois d’octobre 2019, avec 9,1 millions de passagers accueillis (-61,3% depuis le début de l'année).

"Il faudra 4 à 6 ans pour retrouver le niveau de trafic de 2019"

ADP va tout de même profiter de la crise du coronavirus pour mener des travaux de mise en conformité de plusieurs aérogares, notamment à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. "Certains aérogares devront être fermés pour des raisons techniques, pour pouvoir mettre en place des nouveaux systèmes de détection de bagages plus sophistiqués exigés par la Commission européenne. Par exemple, en 2023 nous devrons sans doute fermer le Terminal 2AC et tout concentrer sur le Terminal 1. Nous avons reporté ces travaux (en raison du coronavirus)", a détaillé Augustin de Romanet.

Plus largement, le patron d’ADP ne s’attend pas à un retour à la normale avant au moins 4 ans. "L’épisode du Covid va créer pour le transport aérien une sorte d’encoche de 4 à 6 ans. Il faudra 4 à 6 ans pour retrouver le niveau de trafic de 2019", a-t-il conclu.