Premier braquage pour s'emparer de bitcoins au Royaume-Uni

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Le couple de gestionnaires de portefeuilles en bitcoins aurait été spécifiquement ciblé.
Le couple de gestionnaires de portefeuilles en bitcoins aurait été spécifiquement ciblé. © GEORGE FREY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Les deux victimes du braquage sont à la tête d'une société spécialisée dans la gestion de portefeuilles, créée en juin 2017.

L'affaire est présentée comme une première par la presse. Un couple de courtiers britanniques spécialistes des monnaies virtuelles a été victime d'un braquage par arme à feu en vue de leur dérober des bitcoins.

Forcés de transférer des bitcoins. L'attaque s'est produite lundi 22 janvier dans le village de Moulsford, dans le sud de l'Angleterre : selon le Daily Mail, quatre individus portant des cagoules se sont introduits au domicile de Amy Jay, âgée de 31 ans, et Danny Aston, 30 ans, contraignant ce dernier à réaliser un transfert financier en bitcoins à partir de son ordinateur.

Une entreprise créée en juin 2017. D'après le registre national des entreprises, Amy Jay et Danny Aston sont tous deux directeurs de la compagnie Aston Digital Currencies, spécialisée dans la gestion de portefeuilles de monnaies virtuelles, et enregistrée à leur domicile. L'entreprise a été créée en juin 2017, à un moment où un bitcoin valait environ 2.500 euros. Le cours de cette crypto-monnaie a depuis largement fluctué, jusqu'à atteindre un pic à 16.323 euros le 17 décembre 2017. Sa valeur est depuis retombée sous la barre des 10.000 euros.

La victime trahie par ses transactions ? Aucune arrestation n'a été effectuée à ce stade de l'enquête mais la police de Thames Valley estime que les agresseurs peuvent avoir spécifiquement pris pour cible Danny Aston. Le courtier aurait été visé à cause de son historique de transactions en ligne. Utilisant un pseudonyme, il aurait réalisé plus de 100.000 transactions en monnaies virtuelles, avec 16.375 partenaires différents. En notant sa fiabilité, certains d'entre eux ont fait référence à lui en utilisant son vrai nom, ce qui pourrait avoir permis à ses assaillants de le retrouver.